LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'environnement Note à Vattention du Conseil d'Etat concernant la désignation de la zone « Sporbaach » sous forme de réserve naturelle Objet et contenu du dossier : Le projet de règlement grand-ducal avait été approuvé par le Conseil de Gouvernement en date du 26 février 2015. Le projet a été présenté à la commune concernée et exposé lors d'une réunion d'information aux exploitants agricoles concernés. Ensuite le projet a été soumis conformément à la procédure prévue par l'article 42 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles au pubfic. Suite aux observations du public et de la commune concernée, des amendements ont été formulés, sur avis de l'Administration de la Nature et des Forêts. Les présents amendements ont été effectués afin de tenir compte des observations émises lors de l'enquête publique et de l'avis de la commune. Exposé des motifs Le classement de la zone « Sporbaach» s'inscrit pleinement dans la politique nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature ». La désignation de cette zone - anciennement appelée « Troine/Hoffelt - `Sporbaach ZH 10 » - était d'ailleurs envisagée depuis longue date et notamment reprise dans la « Déclaration d'intention générale » de 1981. La zone « Sporbaach » est située dans le Nord-Ouest du Luxembourg près de la frontière belge, sur le territoire de la commune de Wincrange. Elle fait intégrante du réseau Natura 2000, se chevauchant avec deux zones protégées d'intérêt communautaire « Troine/Hoffelt — Sporbaach » (LU0001043) et « Vallée de la Tretterbaach et affluents de la frontière à Asselborn » (LU0002002). Le classement de la zone « Sporbaach » en tant que réserve naturelle est à considérer aussi comme mesure réglementaire en vue de ratteinte des objectifs des deux zones Natura2000 concernées. L'Oesling septentrional, notamment la région du ruisseau Tretterbaach et de ses affluents, recèle encore plusieurs de ces zones humides marécageuses avec des sols à tendance tourbeuse et une flore et faune spécifique. Une des plus intéressantes est la zone « Sporbaach ». Ses plus grands intérêts sont les restes d'une « boulaie à sphaigne », ainsi que des pelouses à Nard, tous les deux des habitats communautaires à protéger. Les différents blotopes et habitats humides, ainsi que les herbages mésophiles hébergent plusieurs espèces de plantes qui figurent sur la Liste Rouge des espèces végétales protégées. La zone de « Sporbaach » héberge plusieurs espèces d'oiseaux, de coléoptères, d'orthoptères et de lépidoptères qui se retrouvent sur la Liste Rouge des espèces menacées au Luxembourg. Une des espèces d'oiseaux phares du site est certainement la Cigogne noire qui est nicheuse de la région et pour laquelle cette zone est importante pour le gagnage. Par ailleurs, s'y trouvent également, la Piegrièche écorcheur et la Pie-grièche grise, ainsi que le Milan royal. Ces quatre espèces sont visées par la directive « Oiseaux » et sont des espèces cibles de la zone Natura 2000. Le papillon appelé Cuivré de la bistorte est une relique glaciaire et compte parmi les espèces de papillons les plus menacées du Luxembourg. Au Luxembourg, cette espèce est classée comme « menacé » dans la Liste Rouge. II figure sur l'annexe II cle la directive « Habitats » et la zone « Sporbaach » constitue une des deux principales zones d'habitats du Cuivré de la bistorte au GrandDuché. 4, Place de l'Europe L-1499 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 40 04 10 Adresse postale L-2918 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu 1 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'environnement Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone humide « Sporbaach » sise sur le territoire de la commune de Wincrange. Nous HENRI, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu la loi du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2 et 34 à 45; Vu la Décision du Gouvernement en Conseil du 11 mai 2007 relative au plan national concernant la protection de la nature et ayant trait à sa première partie intitulée Plan d'action national pour la protection de la nature; Vu l'avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles; Vu l'avis de la Chambre d'agriculture; Vu l'avis émis par le conseil communal de Wincrange après enquête publique; Vu la fiche financière; Notre Conseil d'Etat entendu; Sur le rapport de Notre Ministre de l'Environnement et de Notre Ministre des Finances et après délibération du Gouvernement en Conseil; Arrêtons: Art. ler. Est déclarée zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone humide « Sporbaach », sise sur le territoire de la commune de Wincrange, partie des zones protégées d'intérêt communautaire « Troine/Hoffelt — Sporbaach » (LU0001043) et « Vallée de la Tretterbaach et affluents de la frontière à Asselborn » (LU0002002). Art. 2. La zone protégée « Sporbaach », d'une étendue totale de 99,26 ha, se compose de deux parties: 1. la partie A, d'une étendue de 22,64 ha, formée par les parcelles cadastrales suivantes:
- a)commune de Wincrange, section BA de Troine: 1167/13, 1167/14, 1167/20, 1167/193 partie, 1167/207, 1167/951, 1167/1663, 1167/1664, 1167/2412, 1167/2413, 1167/2415, 1167/2416, 1167/2430 partie, 1167/2730, 1167/2731, 1167/3286, 1167/3337 partie, 1167/3338 partie, 1167/3644, 4, Place de l'Europe L-14.99 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 40 04 10 Adresse postale L-2918 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu 1 1167/3683, 1721/818, 1725, 1726, 1728/821, 1729, 1730/823, 1730/3001, 1730/3002, 1731/824, 1731/825, 1732/2105, 1732/2106, 1735/2107,
- b)commune de Wincrange, section HC de Hoffelt: 1202/678, 1202/2917, 1202/2918, 1203, 1204/1230 partie, 1204/1231 partie, 1204/1232 partie, 1209/1263 partie, 1209/2867 partie, 1210, 1213 partie, 1215/680, 1216 partie, 1217 partie, 1218/681 partie, 1218/684 partie, 1219 partie, 1221/406, 1222 partie, 1223 partie, 1225/1265, 1225/1266, 1225/1267, 1225/1758, 1225/3434, 1226, 1228/2606 partie, 1304/3164 partie, 1311/1273 partie, 1353/2996, 1353/2997, 1354/2626, 1355/2627, 1356/2628, 1357/2629, 1361/2630, 1362/2631, 1363, 1364, 1365, 1366, 1367, 1368, 1370, 1372/3395, 1374/3397 partie, 1375, 1378/3396 partie, 1381/2632 partie, 1386/2 partie, 1386/2283 partie, 1389/2974, 1389/3353, 1390/2859 partie, 1393/3263 partie, 1393/3264 partie, 1396/2633 partie, 1396/2634 partie, 2. la partie B, d'une étendue de 76,62 ha, formée par les parcelles cadastrales suivantes:
- a)commune de Wincrange section BA de Troine: 1167/181, 1167/192, 1167/193 partie, 1167/194, 1167/195, 1167/196, 1167/1651, 1167/2430 partie, 1167/2535, 1167/2536, 1167/2801, 1167/2802, 1167/3287, 1167/3288, 1167/3331, 1167/3332, 1167/3337 partie, 1167/3338 partie, 1167/3643, 1167/3685, 1167/3686, 1167/3687, 1167/3736, 1714/3490, 1719/3748, 1719/3750, 1722/819, 1723/820, 1727, 1733/3492,
- b)commune de Wincrange, section HC de Hoffelt: 1190, 1191, 1192, 1195/2275, 1196, 1204/1229, 1204/1230 partie, 1204/131 partie, 1204/1232 partie, 1206, 1207, 1208, 1209/1263 partie, 1209/2867 partie, 1211, 1213 partie, 1216 partie, 1217 partie, 1218/681 partie, 1218/682, 1218/683, 1218/684 partie, 1219 partie, 1222 partie, 1223 partie, 1227/797, 1230/798, 1244/2956, 1245/2957partie, 1246/1795, 1304/3164 partie, 1304/3 165 partie, 1305/2001, 1306/2002, 1307/2003, 1309/2004, 1310/2005, 1311/1273 partie, 1312/2855, 1312/2856, 1374/3397 partie, 1378/3396 partie, 1381/2632 partie, 1384/2857, 1385/2858, 1386/2 partie, 1386/2281, 1386/2282, 1386/2283 partie, 1387/3352, 1390/2859 partie, 1390/2921, 1391/3214, 1392/69 partie, 1393/2922, 1393/3263 partie, 1393/3264 partie, 1395/2923, 1395/2924, 1395/2925, 1395/2926, 1395/2927, 1396/1516, 1396/1517, 1396/2633 partie, 1396/2634 partie, 1396/3154, 1397, 1398/2635, 1398/2636, 1398/2637, 1400/2284, 1400/2638, 1403/2639, 1406/234, 1407/2035, 1640/2206. Sont également inclus tous les fonds et toutes les parcelles cadastrales ne portant pas de numéros, tels que chemins et cours d'eau se trouvant à l'intérieur du périmètre de la zone protégée d'intérêt national. La délimitation de la zone protégée et de ses parties est indiquée sur le plan annexé. Art. 3. Dans la partie A sont interdits: 1. les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, notamment l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l'extraction de matériaux; 2. le dépôt de déchets et de matériaux; 2 3. les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, l'entretien des drainages existants, le changement du lit des ruisseaux, le curage, la modification des plans d'eau existants ainsi que le rejet d'eaux usées; 4. toute construction incorporée au sol ou non; 5. la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés ; les interventions nécessaires à l'entretien des installations existantes restent soumises à autorisation préalable du Ministre ayant la protection de la nature et des ressources naturelles dans ses attributions, dénommé ci-après « le ministre »; 6. le changement d'affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes tels que sources, cours d'eau, haies, arbres solitaires, rangées d'arbres, lisières de forêts, couvertures végétales constituées par des joncs, prairies humides ou friches, mares, marais, ainsi que les habitats énumérés à l'annexe 1 et les habitats d'espèces énumérées aux annexes 2, 3 et 6 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles; 7. la circulation à l'aide de véhicules motorisés en dehors des voies munies d'un revêtement à base de bitume, cette interdiction ne s'appliquant pas aux propriétaires des terrains ni à leurs ayants droit; 8. la circulation à pied, à vélo et à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet, cette interdiction ne s'appliquant pas aux propriétaires des terrains et à leurs ayants droit; 9. la divagation d'animaux domestiques; 10. l'appâtage du gibier; 11. la capture, la destruction ou la perturbation d'animaux sauvages indigènes; 12. l'enlèvement, l'endommagement et la destruction de plantes sauvages; la lutte mécanique ou thermique contre les adventices de l'agriculture est autorisée; 13. le retournement des prairies permanentes et le sursemis; 14. l'emploi de pesticides ou de fertilisants, ainsi que le chaulage; 15. la plantation de résineux. Art. 4. Dans la partie B sont interdits: 1. les travaux de terrassement, notamment l'enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai ou l'extraction de matériaux dépassant un volume de 50 m3; 2. le dépôt de déchets; 3. les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, le changement du lit des ruisseaux, le curage ainsi que le rejet d'eaux usées; 4. toute construction incorporée au sol ou non, à l'exception d'abris agricoles sans impact significatif sur le site, la faune, la flore et le paysage, qui restent soumis à autorisation du ministre; 5. la mise en place d'installations de transport et de communication, de conduites d'énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d'équipements assimilés; les interventions nécessaires à l'entretien des installations existantes restent soumises à autorisation préalable du ministre; 6. la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes tels que sources, cours d'eau, haies, arbres solitaires, rangées d'arbres, lisières de forêts, couvertures végétales constituées par des joncs, prairies humides, ainsi que les habitats énumérés à l'annexe 1 et les habitats d'espèces énumérées aux annexes 2, 3 et 6 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles; 3 7. le retournement des prairies permanentes et le sursemis; les réparations de dégâts de sangliers pouvant se faire selon les instructions de Padministration de la nature et des forêts ; 8. l' emploi de rodenticides. Art. 5. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures prises dans l'intérêt de la conservation et de la gestion de la zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle. Ces mesures restent toutefois soumises â l'autorisation du ministre. Art. 6. Notre Ministre de l'Environnement et Notre Ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le conceme, de l'exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial. La Ministre de l'Environnement Le Ministre des Finances 4 c. .87 I\LIHoffelt tala " —Groussheicht Fenn t80 Gealgeknupp _ 411à Postwee 1801 NeleSen ‘,9F- 1427.1 _ trée. eyee, 9 Metwee welreee Give , Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'Environnement Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉE SPORBAACH :eàu \ Partie A C Partie B Glisch 125 250 375 500 mA Fond de plan© Administration du Cadastre et de la Topographie Luxembourg 1 1 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'environnement Commentaires des articles Cet article formule l'objectif du présent règlement grand-ducal qui est la Ad article désignation d'une zone appelée « Sporbaach » en tant que zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. 11 précise la situation géographique de la zone en précisant la commune concernée. En plus, cet article indique que la zone sous question fait partie de deux zones protégées d'intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire desdites zones d'intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée et liste les numéros des parcelles cadastrales visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. II précise que certaines surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation de la zone protégée d'intérêt national. Finalement, cet article indique que la délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base d'un plan topographique annexé au règlement grandducal. N.B. le plan topographique a été légèrement adapté après l'enquête publique et sur avis de la commune de Wincrange, et par conséquent les indications relatives aux surfaces de la zone et des parties A et B ont été adaptées. Ad article 3 : L'article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants dans la partie A de la zone. Ad ler à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad 4e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. e e Ad 5 point : à l'instar du 4 point, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumises à autorisation. Ad 6e point : il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. e Ad 7 et 8e point : ces deux points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces ou qui risqueraient de perturber plus précisément la 4, Place de l'Europe L-1499 Luxembourg Tél. (+352) 247-86824 Fax (+352) 40 04 10 Adresse postale L-2918 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit. Ad 9e point : interdit la divagation d'animaux domestiques ; le pâturage par le bétail n'est pas visé par cette interdiction. Ad 10e point : l'exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce point règlemente la chasse en interdisant l'appâtage du gibier qui consiste dans l'apport d'une alimentation d'attrait non transformée en petites quantités dans le seul et unique but d'un tir immédiat ou rapproché. Ad lle point : il interdit toute capture - temporaire ou définitive — destruction ou perturbation de tout animal non classé comme gibier dans la réserve naturelle. Ad 12e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Une exception est prévue sur les surfaces agricoles afin de respecter la conditionnalité dans le cadre de l'exploitation agricole. Ad 13e point : 11 réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'autres espèces rares de la flore. Ad 14e point : 11 interdit l'utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces. La fertilisation risque d'homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores et les fongicides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces d'insectes. Le chaulage impacte directement notamment les basmarais acides et les zones humides. Ad 15e point : 11 réglemente l'exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui risqueraient d'impacter ou dégrader les différents habitats forestiers telles les boulaies à sphaigne ou autres feuillus présentes dans la zone. Ad article 4 : L'article 4 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants dans la partie B de la zone. Ad 1er à 2e point : ces deux points interdisent les différents types d'activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d'enlèvement de matériaux ou encore d'utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Cependant, ces interdictions sont plus modulables respectivement sont moins strictes que les interdictions de la partie A de la zone. e e Ad 3 point : de la même manière que le 3 point de l'article 3 concernant la partie A de la zone, ce point interdit tout changement du régime hydrique impactant ou risquant d'impacter directement les biotopes, les habitats d'espèces et les espèces, aussi bien de la partie B de la zone que ceux de la partie A de la zone qui risqueraient fortement d'être impactés. Ad 4e point : il interdit les différentes constructions qui impacteraient ou risqueraient d'impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d'espèces et 2 espèces, ainsi que la beauté du paysage. Cependant, par rapport aux interdictions à la partie A de la zone, des abris agricoles peuvent être autorisés. Ad 5e point : de la même manière que le 5e point de l'article 3 concernant la zone A, ce point interdit l'installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumis à autorisation. Ad 6e point : de la même manière que le 6e point de l'article 3 concernant la zone A, il interdit le changement d'affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e point : de la même manière que le point 13 de l'article 3 concernant la partie A de la zone, il réglemente l'exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d'espèces d'herbes compétitives et concurrentielles, impactant d'autres espèces rares de la flore. N.B. une certaine flexibilité a été introduite après l'enquête publique et sur avis de la commune de Wincrange concernant la réparation des dégâts de sangliers qui peuvent être réparés comme prévu dans une instruction de l'Administration de la nature et des forêts qui s'applique aux contrats de biodiversité, biotopes et réserves naturelles. Ad 8e point : il interdit l'utilisation de substances nocives pour les rongeurs (rodenticidies). Les rodenticides sont connus d'impacter indirectement différentes espèces de rapaces se nourrissant de rongeurs, tels le Milan royal, par bioaccumulation de substances nocives. Ad. article 5 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par les articles 3 et 4 s'il s'agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l'intérêt de la zone. Ad. article 6 : Cet article comporte la formule exécutoire. 3 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'environnement FICHE FINANCIERE Intitulé du projet: Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Sporbaach » sise sur le territoire de la commune de Wincrange. Ministère initiateur: Ministère du Développement durable et des Infrastructures — Département de l'Environnement Suivi du projet par: Monsieur Gilles Biver Tél: 2478-6834 Courriel: gilles.biver@mev.etatiu 1) restauration et création de biotopes, notamment zones humides : 20.000 €, 2) contrats de biodiversité : 10.000 €, 3) enlèvement des peuplements de résineux : 5000 €, 4) pose de clôtures : 10.000€ 5) suivi scientifique : 1000 €. 4, Place de l'Europe L-14.99 Luxembourg Tél. (-F352) 247-86824 Fax (+352) 40 04 10 Adresse postale L-2918 Luxembourg www.emwelt.lu www.gouvernement.lu Compte-rendu de la réunion du Conseil supérieur pour la protection de la nature du 5 mai 2014 (version corrigée) Présents : Invités : Excusés : F.-C. Müller (président), G. Biver, N. Elvinger, L. Wietor, B. Geib, G. Colling, R. Schauls Monique Wagner (secrétaire) J. Herr P. Thyes, Nora Welschbillig 2. Présentation du dossier RN« Sporbaach » (dossier présenté par G. Biver et J. Herr) Présentation : Le présent dossier, établi par la fondation Hëllef fir d'Natur, concerne une réserve située dans la commune de Wincrange. La réserve fait également partie de la zone Natura 2000 „Troine/Hoffelt — spoorbaach". Elle est divisée en zone A, zone essentiel, et zone B, zone tampon. Une grande partie de la réserve est milieu ouvert. Les biotopes à protéger sont p.ex. les pelouses à nards, « Torfmoos-Birkenmoorwald » et les espèces cibles sont p.ex. papillons, bergeronnette printanière, cigogne noire, milan rouge, pie-grièche grise. Les menaces pour ces biotopes et habitats d'espèces sont entre autre l'agriculture intensive, le boisement avec des espèces envahissantes, dégradation des eaux, captages d'eau potables (essentiellement l'utilisation d'une source en tant qu'abreuvoir pour le bétail). Une multitude de mesures de protection sont à appliquer, à savoir p.ex. l'agriculture extensive, le développement des pelouses à nards existantes, etc. Un point important est que l'avant-projet de règlement grand-ducal interdit en zone A les travaux susceptibles de changer le régime des eaux. En zone B est entre autre interdit d'utiliser des pesticides. L'emploi de fertilisants n'est pas réglementé, sauf l'emploi de rodenticides à cause de la protection des oiseaux. Discussions : Il est à contrôler s'il n'existe pas de drainages en zone A, car suivant l'avant-projet du règlement grand-ducal il y est interdit d'effectuer des entretiens des drainages, mais il devrait rester autorisable d'entretenir des drainages souterrains existants, surtout si ces drainages passent les deux zones. Ce point est à contrôler par le Min. de l'agriculture. -› réunion CSPN : 24.06.14 : après consultation avec service régional de l'ASTA, aucun drainage présent. Avis CSPN : ce dossier est avisé favorablement. Toutefois, - il faudra veiller à ce que les pelouses à nards ne sont plus piétinées par le bétail (ce qui est donné puisque ces surfaces sont incluses dans la zone A) ; il faudra veiller à ce que la pelouse avec les orchidées reste classée en zone A (ce qui est actuellement le cas). Page 1 sur 1 dossier de classement 2014 «Troine/Hoffelt-Sporbaach» zone humide RN ZH 10 LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Administration de la nature et des forêts Dossier de classenient «Troine/Hoffelt-Sporbaach» Administration de la nature et des forêts Service de la nature 16 rue Eugène Ruppert, L- 2456 Luxembourg www.emwelt.lu Personne responsable du suivi du dossier: Jan HERR 40 22 01 309 jan.herr@anf.etat.lu LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère du Développement durable et des Infrastructures Administration de la nature et des forèts TABLE DES MATIERES Avant-propos 4 Définition et aspects juridiques de la protection des réserves naturelles 4 1 SITUATION 5 1.1 Les zones humides des hauts-plateaux de l'Oesling 5 1.1.1 Intérêts et statut de protection 5 1.1.2 La zone humide 'Sporbaach 6 1.1.2.1 Statut juridique actuel du site de Sporbaach 7 1.1.2.2 Situation géographique et administrative 7 1.1.2.3 Délimitation de la zone protégée Sporbaach 9 1.2 Description générale et analyse écologique 15 1,2,1 Topographie 15 1.2.2 Hydrologie 16 1.2.2.1 Qualité de l'eau 18 1.2.2.2 Zone de protection des sources provisoire 18 1.2.3 Géologie 19 1.2.4 Pédologie 20 1.2.5 Données climatiques 21 1.2.6 L'occupation actuelle du sol 24 1.2.7 Les valeurs culturelles et historiques 28 1.2.8 Activités cynégétiques 33 1 2 VALEURS ENVIRONNEMENTALES 35 2.1 Les valeurs biologiques 35 A FLORA 35 A.1 Methodik 35 A.2 A.1.1 Klassifizierung des Biotope 35 A.1.2 Beschreibung der Biotope 35 A.1.3 Bewertungssystem 36 A.1.3.1 Bewertung der Biotope 36 A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen 35 Biotope des Untersuchungsgebietes A.2.1 A.2.2 A.2.3 A.2.4 A.3 37 Nach FFH-Richtlinien geschützte prioritäre Biotope 37 A.2.1.1 Borstgrasrasen (FFH-Code 6230) 37 A.2.1.2 Torfmoos-Birkenwald (FFH-Code 91D0) 40 Nach FFH-Richtlinien geschützte Biotope 42 A.2.2.1 Magere Flachland-Mähwiesen (FFH-Code 6510) 42 A.2.2.2 Silikatfelsen (FFH-Code 8220) 44 Biotope nach Art.17 des Naturschutzgesetzes 45 A.2.3.1 GroOseggenriede (BK04) 46 A.2.3.2 Quellen (BK05) 48 A.2.3.3 Sand- und Silikatmagerrasen (BK07) 49 A.2.3.4 Stifigewässer (BK08) 52 A.2.3.5 Calthion-Wiesen (BK 10) 53 A.2.3.6 Nassbrachen und Quellsümpfe (BK 11) 57 A.2.3.7 Flieggewässer 62 A.2.3.8 Gebüsche 63 Mageres Grünland mit Arten des Biodiversitätsregelementes Pflanzenarten des Untersuchungsgebietes 64 67 A.3.1 Gesamtliste des lebensraumtypischen Pflanzenarten 67 A.3.2 Gefährdete Pflanzenarten im Untersuchungsgebiet 69 A.3.2.1 Einteilung in Gefährdungskategorien 69 A.3.2.2 Vom Aussterben bedrohte Arten (CR) 70 A.3.2.3 Stark gefährdete Arten (EN) 72 B FAUNE 75 B.1 Avifaune 75 B.2 Entomofaune 82 2 B.2.1 Coleoptères 82 B.2.2 Orthoptères 86 B.2.3 Hymenoptères 89 B.2.4 Lepidoptères 90 B.2.5 Diptères 94 B.2.6 Hémiptères 95 B.3 Mammifères 96 B.4 Amphibiens 97 3 DERZEITIGE BEINTRÂCHTIGUNGEN UND GEFÄHRDUNGEN 98 3.1 Intensivierung der Landbewirtschaftung 98 3.2 Aufforstung mit Fichten 98 3,3 Trinkwassergewinnung 99 3.4 Gewässerdegradierung 100 4 ENTWICKLUNGSZIELE UND MAgNAHMEN 100 4,1 Umwandlung der Fichtenforste in naturnahe Laubwälder 100 4.2 Extensivierung des Intensivgrünlandes 100 4.3 Umwandlung der Ackerflächen in extensives Grünland 101 4.4 Vergrößerung des Torfmoos-Birkenmoorwaldes (91D0) 101 4.5 Weiterentwicklung des bestehenden Borstgrasrasens 101 4.6 Ausdehnung der mesophilen Mähwiesen 102 4.7 Umwandlung des Pumpenhauses in ein Fledermausquartier 102 4.8 Extensive Weiterbewirtschaftung der Calthion-Bereiche 102 4.9 Offenhaltung/extensive Bewirtschaftung der Feuchtbrachen 102 4.10 Schaffung eines Migrationskorridors für Lycaena helle 103 4.11 Öffnung des Oberlaufes des namenlosen Seitenbaches 103 5 ANNEXE 105 5.1 Relevé des parcelles cadastrales et de leurs propriétaires et exploitants 105 5.2 Liste des cartes du dossier de classement 112 5.3 Répertoire des sources utilisées 112 3 Avant propos Définition et aspects juridiques de la protection des réserves naturelles Selon la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, une réserve naturelle est définie comme étant « un site qui nécessite une protection particulière en raison de la richesse, de la rareté ou de la spécificité de ses habitats, de sa faune et/ou de sa flore ». 1 La « Déclaration d'Intention Générale » de 1981 liste toutes les réserves naturelles du Grand - Duché de Luxembourg dignes d'un statut de protection. Le statut de réserve naturelle seul n'assure cependant pas de protection ni de gestion efficace du site, vu que les « bonnes intentions » de la D.I.G. n'ont pas été mises en réalité de façon systématique. On peut imposer au propriétaire ou au possesseur immobilier des charges, respectivement grever les fonds de servitudes uniquement si la réserve naturelle est déclarée « zone protégée d'intérêt national ». La procédure à suivre pour obtenir ce statut est organisée par l'article 41 de la loi du 19 janvier 2004 : « La création de zones protégées d'intérêt national est proposée par le Ministre [ayant la protection de l'environnement dans ses attributions], de l'accord du conseil de Gouvernement, le Conseil Supérieur pour la Protection de la Nature et des Ressources Naturelles entendu en son avis ». Le Ministre ordonne l'établissement d'un « dossier de classement » dont le contenu est fixé par l'Art. 41, al.2. Le dossier est ensuite soumis à enquête publique (Art.42). La déclaration de « zone protégée d'intérêt national » se fait finalement par règlement grand-ducal après que le Conseil d'Etat ait donné son avis (Art. 43).Jusqu'à maintenant environ +/- 3500 ha ont été classés zones protégées sur les 23.030 ha prévus par la D.I.G. Le Plan National pour la protection de la nature (PNPN) prévoit comme Cible 3 la "désignation et gestion appropriée des zones protégées d'intérêt national et communautaire" et stipule une "accélération des efforts investis dans le classement de zones protégées d'intérêt national". Dans son Annexe A, le PNPN prévoit une liste de 30 sites prioritaires, figurant sur la liste de la D.I.G. de 1981, "pour être désignés en tant que zone protégée, du fait de leur valeur écologique exceptionnelle", dont fait aussi partie la RN ZH 10 Hoffelt / Troine - Sporbaach. Le classement de réserves naturelles est également à voir comme mesure réglementaire en vue de l'atteinte des objectifs de conservation de zones Natura 2000, telle que pévue par les articles 37 et 39 de la loi modifiée du 29 janvier 2004. 1 (Lot. concernant la Protection de la naure et des ressources Naturelles. Chap.2 ; art.3 ; point
- b)2La déclaration d'intention générale du Gouvernement Luxembourgeois datant de 1981 et intitulée « Décision du Gouvernement en Conseil du 24 avril 1981 relative au plan d'aménagement partiel concernant Venvironnement naturel et ayant trait à sa première partie intindée « Déclaration d'intention générale » , publiée au Mémorial B n° 69 du 30.11.1981, p. 1272. 4 1. SITUATION 1.1 Les zones humides des hauts-plateaux de l'Oesling 1.1.1 Intérêts et statut de protection Les hauts-plateaux de l'Oesling situés au nord d'une ligne Niederwampach-Weiswampach sont considérés comme une des régions les plus riches en zones humides du pays (voir fig. 1). Cette zone constitue le prolongement méridional des Hautes Fagnes belges. Elle était jadis un paysage ouvert composé de landes à callune et à genêt, entre lesquelles des zones marécageuses étaient intercalées. Fig 1 : Extrait du schéma « Les zones humides dignes d'un statut de protection selon la DIG. Les hauts-plateaux de l'Oesling situés au nord de la ligne Niederwampach-Weiswampach sont une des régions les plus riches en zones humides du pays. Les lieux-dits tels que « Rittefenn », « Deckt Fenn », « Holler Fenn », « Dischfenn » et « Conzefenn »3 témoignent encore de l'existence de grandes zones humides dans la région. Aujourd'hui environ 200 ha de zones humides intéressantes qui méritent d'être conservées et protégées subsistent encore en Oesling (Heidt, 1990). Les zones humides présentent un intérêt biologique remarquable. La végétation de ces milieux se caractérise par des espèces strictement aquatiques, des espèces amphibies et des espèces hygrophiles. Ces zones accueillent également une faune très diversifiée: mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, crustacés, insectes, mollusques, etc. Ces espèces utilisent les zones humides à des fins multiples: gîte, alimentation, reproduction et repos. 3 Fenn (Fr : fagne) désigne un marais tourbeux situé sur une hauteur. Le mot français « fagne » provient du francique (langue des Francs) fanja signifiant « boue. » 5 Les zones humides figurent parmi les écosystèmes les plus menacés au Luxembourg. Depuis les années 1950, on observe en effet une forte diminution de la superficie et une dégradation constante de la qualité des habitats humides restants. Désormais de nombreuses espèces végétales et animales de ces milieux de vie sont menacées. L'explication majeure en est que les pratiques agricoles extensives ont été remplacées par une exploitation de plus en plus intensive de ces terres. Les zones humides, considérées jadis avec un certain dédain car peu productives, ont été mises en culture et valorisées du point de vue agricole par assèchement ou drainage, remblaiement et par correction des cours d'eau. Ces mesures ont influencé négativement ces zones, surtout par diminution de la quantité d'eau disponible. L'utilisation des fertilisants et des pesticides a induit une forte diminution de la qualité de 1 eau. Les eaux oligotrophes, qui étaient les plus riches en biodiversité, ont quasiment disparu. Depuis l'introduction des espèces résineuses pour maximiser la production ligneuse, la sylviculture occupe une grande surface des zones humides. Cela se traduit entre autre par une acidification des sols. La tendance générale observée dans ces milieux humides est une banalisation et uniformisation de la végétation. Les espèces végétales nitrophiles se développent aux dépens de la végétation qui affectionne les terrains maigres beaucoup plus rares. En ce qui concerne la protection de ces zones humides, la l'article 17 de la loi du 19 janvier 2004 4 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles déclare qu'« il est interdit de réduire, de détruire ou de changer les biotopes tels que mares, marécages, marais, sources, [...], landes, tourbières, couvertures végétales constituées par des roseaux ou des joncs [...] ». Cette mesure de protection générale n'est toutes fois pas suffisante pour assurer la protection efficace de ces zones humides. 1.1.2 La zone humide du 'Sporbaach' L Oesling septentrional, notamment dans la région du ruisseau de Troine et de ses affluents, recèle encore plusieurs de ces zones humides marécageuses avec des sols à tendance tourbeuse et une végétation et faune spécifique. Une des plus intéressantes est la zone « Sporbaach » (indiquée par le chiffre 10 sur la carte). Ses plus grands intérêts sont les restes d'une « boulaie pubescente tourbeuse (Moorbirken-Wald), ainsi que des pelouses à Nard raide (Borstgrasrasen). Ces biotopes hébergent plusieurs espèces de plantes qui figurent sur la Liste Rouge des espèces végétales protégées (voir A.1.2 Beschreibung der Biotope). Du point de vue faunistique, ils hébergent également des espèces rares de l'avifaune, de lépidoptères d'orthoptères, etc. (voir chapitre B : La Faune). 4 (Memorial ; Recueil de législation ; A — N° 10 du 29 janvier 2004) 6 1.1.2.1 Statut juridique actuel du site de Sporbaach La zone Sporbaach est partie constituante du Réseau NATURA 2000 (voir carte 1) Ce réseau écologique européen est formé par les Zones de Protection Spéciales et les Zones Spéciales de Conservation. Dans les zones de ce réseau, les Etats Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concemés. Pour ce faire, ils peuvent utiliser des mesures réglementaires, administratives ou contractuelles (Art. 37 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concemant la protection de la nature et des ressources naturelles). Le classement de la zone « Sporbaach » en tant que réserve naturelle est à considérer aussi comme mesure réglementaire en vue de l'atteinte des objectifs des deux zones Natura2000 concemées. La zone « Sporbaach » se situe dans le périmètre de la Zone de Protection Spéciale intitulée « Vallée de la Trëtterbaach et affluents de la frontière à Asselbom » (Code LU0002002). Une zone de protection spéciale est, d'après la loi modifiée du 19 janvier 2004, un site désigné par les Etats membres conformément à l'article 4 de la direction européenne 79/409/CEE concemant la conservation des oiseaux sauvages, appelée « directive Oiseaux » . En 1992 le site Troine/Hoffelt-Sporbach a été jugé d'importance communautaire et classé selon la directive Habitats (92/43/EEC) en tant que Zone Spéciale de Conservation (Code LU0001043) . La loi modifiée du 19 janvier 2004 prévoit dans son article 39 que « les zones d'intérêt communautaire5 (...) peuvent être déclarées, tout ou en partie, zone protégée d'intérêt national et comme tel être grevées de servitudes et de charges définies à l'article 44 ». Cependant déjà dans la « Déclaration d'Intention Générale » (D.I.G.)6 de 1981, le site « Troine/Hoffelt-Sporbaach » avait été retenu sur la liste des sites prioritaires en vue d'être déclarés zones protégées d'intérêt national. (Réserve Naturelle - Zone Humide (RN ZH 10)). Le site dé « Spoilbftach » est donc une « .one rQ.W.de •d'intérêt mfienat» petenüeite., Un premier dossier avait été établi par le bureau d'étude « Ecau » en 1989 et remis à jour en 1992. Cependant pour des raisons diverses cette zone n'a jamais été classée définitivement. Le présent dossier constitue donc la base pour un classement définitif de la zone humide « Sporbaach » (LU0001043). 1.1.2.2 Situation géographique et administrative La future réserve naturelle 'Sporbaach' (LU0001043) est située dans le Nord-Est du Luxembourg (voir carte 2 p. 9) près de la frontière belge, sur le territoire de la commune de Wincrange (section cadastrale BA de Troine et section cadastrale HC de Hoffelt). Sur le territoire sll s'agit du réseau « Natura 2000 » c.-à-d. les zones spéciales de conservation et les zones de protection spéciale désignées par l'Etat luxembourgeois dans le cadre de la directive « Habitats » respectivement de la directive « Oiseaux ». 7 ' Tm• Administration de ie Nature et des Foréts Réserve Naturelle ZH 10 Troine/Hoffelt Sporbaach Réseau NATURA 2000 Iffl• PartSe A • • Paite B ZSC NATURP 2000 ZPS NATURA 2000 rne, eeto,er,tree 2,7 t 1,00. - Oittt Carte 1:Lazone Sporb aach dans leréseau NATURA 2000 MinIstère du dév. durable et des Infrastructures luxembourgeois les villages les plus proches du site sont Hoffelt et Troine, éloignés de 2 respectivement 2,2 km de la future zone protégée. La localité la plus proche sur le territoire belge est le village de Buret, qui est situé à une distance de 1,6 km. Les coordonnées dans le système Gauss-Krüger du centre estimé du site (au niveau du captage de la source (SCC-601-07) sont les suivants X : 60456 et Y : 128036 Carte 2 : Situation géographique de la zone Sporbaach 1.1.2.3 Délimitation de la zone protégée du « Sporbaach » • Ancienne délimitation Dans le dossier du bureau d'étude ECAU7, proposé en 1989 figurait une délimitation (voir carte 3p. 10) de la zone humide. Celle-ci comportait une zone noyau ainsi qu'une zone tampon à peu près 3 fois plus grande. La superficie totale de la zone proposée était de 67 hectares. La frontière belgoluxembourgeoise, entre la borne frontière LB262 (au Sud) et la borne frontière LB 262b (au Nord), coïncidant avec le point géodésique 52 98 10019, délimite la réserve naturelle à l'Ouest, tandis que le CR 333 constituait la limite à l'Est. Les limites nord et sud étaient constituées par deux chemins ruraux, reliant le CR 333 à la frontière. La zone ainsi délimitée, inclut les lieux-dits « Seibur», «Horbich » et « Neiensbësch ». Sur la carie 3 7 Bureau Ecau : dossier de classement Troine/Hoffelt- Sporbaach ; 1989 et remis à jour 1992 9 figurent les anciennes limites de la zone Sporbaach avec sa zone centrale et sa zone tampon dans les frontières proposées par le bureau ECAU. Carte 3:1' ancienne délimitation de la zone 'Sporbaach' Malgré que cette ancienne délimitation de la future zone protégée ait l'avantage qu'elle soit bien visible dans le paysage, elle nous semblait pourtant présenter plusieurs insuffisances. Nous allons proposer ici une nouvelle délimitation de la future zone protégée d'intérêt nationale. Elle se justifie entre autre par des données scientifiques recueillies lors de la cartographie des biotopes en 2008 dans la commune de Wincrange ainsi que par des observations ornithologiques faites sur le site. • Nouvelle délimitation proposée L'article 44 de la loi du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles (...) prévoit qu'une zone protégée peut se composer d'une réserve naturelle (zone à statut juridique plus sévère) et d'un paysage protégé (zone à statut juridique moins sévère). La loi énonce les restrictions susceptibles d'être imposées pour chacune des deux catégories de zones. Dans le cas de la future zone protégée Sporbaach', les restrictions prévues par la loi pour la zone protégée d'intérêt nationalne nous paraissent pas suffisantes pour la zone désignée comme « zone tampon » par ECAU. La future zone protégée devrait donc correspondre dans sa globalité à la définition de « réserve naturelle » de l'article 44, ceci pour pouvoir choisir parmi l'ensemble des restrictions prévues dans la loi. Pour pennettre malgré tout la distinction entre une zone à statut juridique plus 10 : Gaatgek.nlj Neiensbës 470 • 469 7 Post\WE: 480 , MInIstère du dév durable et des Infrastructures Administration de Nature et des Forêts Réserve Naturelle ZH 10 Trolne/Hoffelt Sporbaach \ 476. Give \ I , Réglement graneducal Pertle A -(4671 • Partie B 480 Fae0 Canaymewetie eclege tILOCO 476.. sévère et une zone à statut juridique moins sévère, les dénominations « partie A » et « partie B » seront préférées aux termes « réserve naturelle » et « zone tampon ». Les parcelles cadastrales appartenant à la partie A et à la partie B sont reprises dans la carte des propriétaires (voir carte 19 page 110). La zone protégée d'intérêt national est délimitée sur base de critères scientifiques en respectant autant que possible les limites des parcelles cadastrales, afin d'éviter au maximum que des parcelles soient coupées en deux. Le risque de création de « limites floues » sera évité. Nous cherchons à clarifier ainsi quel propriétaire/exploitant est concerné par les éventuelles restrictions imposées. Cette modification devrait aider à éviter les conflits d'intérêt entre protection de la nature et l'agriculture respectivement l'urbanisation. Nous avons été amenés à intégrer le fond de vallée au Sud-est de lancienne zone proposée par ECAU, le long du ruisseau du Sporbech, dans son intégralité dans la future zone de protection (voir carte 4). eret ndebej«s ! iach» aura une Suite à futu zone protégée moetelifflig tale d'environ +/- 1 31 ha. La surface de la zone A selev superfip -22,78 ha alors que la z ne B recouvrira +/-78. Ce corridor possède une valeur écologique importante : • Du point de vue de la végétation Cette zone héberge des terrains avec des biotopes humides susceptibles d'être protégés, surtout des prairies humides peu ou non fertilisées (Calthion) et friches humides (avec développement de joncs) qui recèlent des espèces végétales rares. Ci-après les espèces qui figurent sur la Liste Rouge des espèces végétales menacées au Luxembourg. Nous avons consataté la présence de : Caltha palustris Catabrosa aquatica Comarum palustre Menyanthes trifoliata Montia fontana Valeriana dioica Viola palustris (Statut de la Liste Rouge : NT) (Statut de la Liste Rouge : CR) (Statut de la Liste Rouge : VU) (Statut de la Liste Rouge : VU) (Statut de la Liste Rouge : VU) (Statut de la Liste Rouge : EN) (Statut de la Liste Rouge : EN) (Voir détails dans chapitre 2 : Valeurs environnementales : point A Flora page 33) 12 • Du point de vue ornithologique Ces terrains constituent une zone de gagnage recherchée des cigognes noires (Ciconia nigra) qui nichent dans la région. Par ailleurs ils représentent une partie importante de la zone de nidification de la Pie-grièche (Lanius excubitor)(voir chapitre B.1 : l'avifaunex) dans cette région du Grandduché de Luxembourg. • Possibilité pour la création d'une liaison entre les biotopes : Il nous semble très important d'établir un système de couloirs de liaison entre les biotopes. Cette extension de la zone 'Sporbaach vers le sud-est permettra de créer un corridor de liaison avec la zone protégée « Vallée de la Trëtterbaach » (LU0001003),Ilfacilitera ainsi les échanges d'individus des espèces entre les deux zones de protection prévues. Photo 1: le fond de vallée du Sporbech au Sud-est de la zone Sporbaach'.Vue en direction Nordouest 13 Photo 2: le fond de vallée du Sporbech au Sud-est de la zone Sporbaach'. Vue en direction Sud-est IiinIstèrs du dée. durable des Infredructures AdrninisPatron der Le etetee et des Feafs Réserre Natunt00 DI 10 Troinetioffelt -Sportmach Ordephotoplan 1•1•111 meeee • • I Pere, e e Carte 5: vue aérienne de la zone Sporbaach' 14 Description générale et analyse écologique 1.2 1.2.1 Topographie Selon la classification de l'ouvrage Territoires écologiques du Luxembourg'8, le site de `Sporbaach est situé dans le « domaine écologique de l'Oesling » et plus précisément dans le «secteur écologique des hauts-plateaux ardennais de l'Oesling septentrional » (voir carte 6 cidessous). Le paysage de cette partie septentrionale est caractérisé par ces hauts-plateaux qui culminent au-delà de 500 m d'altitude, et qui sont entrecoupés par des vallées peu profondes, aux pentes douces. Carte 6:la topographie Domaines et secteurs écologiques du Grand-duché de Luxembourg. Le domaine de l'Oesling correspond aux coloris bleuâtres et les hauts-plateaux de 1 ' Oesling septentrional correspondent au chiffre 1. (Le site du « Sporbaach » est indiqué par la flèche) rlÉÉjfÉt Wi;Irrancr Selmtrid 0 0 den Andorf Prez crdorl \ htertia -Rondt/R Cityri,çh. Hingg Bc ngen • almus Ko:erich 'acher tiven 8cyren Ma r • Cfrmency j \\ _.)
- e)Gasperictd jair eekTingteles‘, 9elier tVlonterf hen Administration des Eaux et Forêts, 2002. Ministère de l'Environnement, Ministère de l'Agriculture, de la Viticulture et du Développement Rural. 15 La morphologie du site « Sporbaach » est dictée par la confluence de deux vallons à pentes très douces. Les versants sont peu encaissés. Les valeurs sont en moyenne inférieures à 2%, mais localement on trouve des pentes plus fortes (12%). Le vallon est ouvert en direction SE. Le site présente une altitude comprise entre 458 et 484 m au dessus du niveau de la mer. 1.2.2 Hydrologie Le site de Sporbach est situé en tête du bassin hydrographique rhénan. La ligne de partage des eaux entre ce bassin et le bassin mosan au niveau de Sporbaach est quasi parallèle à la frontière belgoluxembourgeoise. La zone en question couvre une grande partie du bassin versant du ruisseau du Sporbech, qui constitue un affluent de la Trëtterbaach . La confluence se situe au niveau du lieu-dit « Welfraelee » Le ruisseau du Sporbech est alimenté par plusieurs petites sources qui sont localisées surtout dans la partie nord-ouest de la zone. Ces suintements d'eau s'écoulent de façon diffuse, et nourrissent ainsi la zone humide en question. Les substrats schisteux de l'Oesling favorisent en général un écoulement rapide des eaux. La présence des zones humides dans cette région du pays s'explique cependant souvent par la présence de sols plus ou moins gleyifiées (voir point1.2.4) qui diminue l'infiltration des eaux pluviales et favorise ainsi un engorgement temporaire des horizons superficiels du profil. (Schtnit, 1988 ; Scheffer & Schachtschabel, 1998 ; Herbauts, 2002) Cet engorgement du sol est accentué dans la zone 'Sporbaach par la nappe phréatique qui se situe près de la surface. La zone « Sporbaach » se trouve localisée principalement dans une synclinale géologique. Cependant pour déterminer le facteur prédominant, une étude hydrogéologique du terrain serait nécessaire. En général une zone humide se développe à un endroit donné si le bilan hydrique y est excédentaire c.-à-d si les apports du bassin versant dépassent les possibilités de percolation dans le sol ou d'évacuation latérale par ruissellement. Ces conditions sont réunies uniquement dans un cadre climatique et topographique particulier (p.ex. un fond de vallée respectivement un creux sur un hautplateau situé dans une région à haute pluviométrie). (Cahiers d'habitats Fagnes 2000, Habitats humides, 2002). La zones humide stocke une grande quantité d'eau pendant les périodes d'excès et la restitue progressivement pendant les périodes de sécheresse. Dans la zone Sporbaach' se trouvent par ailleurs deux étangs, l'un dans un bois dans la partie nordouest, l'autre dans le fond de vallée au sud-est (voir carte 7 et photo 15 et 16) 16 Leréseau hydrographique dans lazone 'Sporbaach' Gaalgeknte 501 -4 .heck 7 49 .1 ** * po s Mlnistère du dév. durable et des Infrastructures Administrallon de la Nature et des ForAts Réserve Naturelle ZH 10 Troine/Hoffelt Sporbaach -Trštte Réseau hydrographlque Partie A • • Partie B Réseau hydrographique .480 • BK 05 : Source • BK08 : Plan d'eau CortograpMe - - 42 catloprepnque TC 20090 tChtee- tf/0001, 1,,,Mete.1•11.1,44111.1ree,.......a.pmee 1.2.2.1 Qualité de leau Pendant l'année 1996 la Fondation « Hëllef fir d'Natur » avait procédé à des analyses de la qualité du ruisseau de Troine et de quelques petits affluents, notamment le Sporbech9Dans le tableau 1 cidessous figurent par ailleurs les résultats d'analyses de l'eau de la source SCC-601-07faites annuellementpar le laboratoire de l'Administration de la Gestion de l'Eau en 2007, 08, 09 et 10. Nous constatons que le Sporbech est caractérisé par une valeur de la conductivité électrique très basse. Celle-ci traduit la minéralisation totale c.à.d. elle évalue l'ensemble des minéraux présents dans l'eau. En moyenne sur l'année 1996 elle s'élevait à 139 (µS/
- cm)contre 110 (moyenne des analyses disponibles de 2007, 2008 et 2009) (voir tableau 1). Les concentrations des nitrates sont très constantes, mais restent toujours assez élevés. Leur niveau est au-dessus de la valeur de 25 mg/l, conseillée par l'EC pour une source d'eau potable. Tab. 1: Résultats d'analyses de la source SPC-601-07et du «Sporbech» Dates de 29.04.10 (
- a)10.10.09 20.06.07 23.07.07 15.09.08 21.10.08 08.10.09 (
- b)l'analyse Conductivité 110 110 113 108 105 110 108 139 110 (uS/
- cm)Concetrations 27 27 27 28 28 27 26 27,4 / de NO3 (
- a)Moyenne des analysesmensuelles(sur 11 mois) du ru.sseau Sporbech au niveau du «Postweee » (
- b)Moyenne des analyses du 20.06.2007 ; du 23.07.2007 ; du 5.09.2008 ; du 15.10.2008 ; du 08.10.2009 : du 29.04.2010 Le ruisseau du Sporbech est cependant un des rares affluents du ruisseau de Troine qui soit caractérisé par un degré de pollution assez faible. 1.2.2.2 Zones de protection provisoires des sources La loi du 30 décembre 2008 (article 44.9) stipule qu que « Chaque prélèvement d'eau exploité à des fins de consommation humaine doit disposer de zones de protectionsous peine de retrait de l'autorisation d'exploitation au plus tard pour le 22 décembre 2015 » Les communes sont ainsi tenues de délimiter des zones de protection des sources avant la fin de l'année 2015 pour avoir le droit d'exploiter les sources comme eau potable. Ci-deesous la carte 8 avec la zone Hoffelt telle qu'elle a été fixée par le service géologique dans les années 80. Actuellement des bureaux d'études sont chargés de délimiter ces zones plus précisément selon un mémento défini. 9Chemisch- physikalische Anlyse des Tretter- Bachs. Abschlussbericht: Christian GREGOIRE; Fondation „Hëllef fir d'Natur 18 Qu' ; it-PH I e__, Fensbaarb ' _• 0 • . a•* ,.• • . ** a • - • * • 13 1.1 , • k • • •• s . ,S, Gaalgeknuee , _.• 499 7 r eeerir 4,. ' - er • . 1 • 47(,) 485 ' .* .dodej4 .,. Boukeis ____, • *• ,ttl`41118 1,1 ''''.501 • --.177 . I 1 • * • t Feffi7 o ... • * ..• .. . • • * • •• blinIstire du der durable et des enbastructures Netars ver Forear 4,‘, .41,4,._*-• • 11, gIII---L Adruneeraeon a • .". , î .. •eiL lit . • I • ai orre • .. * ir a sie -4r Réserve Piatundle er 10 Troberefortelt -Sporbasch ZPS des sources ..,,, • 467 Give 456 Ar) " Carte 8: Zone de protection provisoire de la source Hoffelt (fournie par l'Administration de la Gestion de l'Eau) 1.2.3 Géologie Dans la partie centrale ainsi que dans la partie au Nord-Ouest du site de Sporbaach affleurent surtout les couches de l'étage Siegénien moyen (Sg2) de l'époque du Devonien. Ce sont des couches de grès et schistes gréseux compacts (voir 9_géologie de la région du Sporbaach') A l'extêmité Sudest de la zone Sporbaach' apparaissent les couches du Siegenien supérieur (Sg3). Ces schistes compacts, grossiers sont mal stratifiés, avec de rares bancs de grès argileux.Le long du ruisseau de Sporbaach on observe des fonds alluviaux du quatemaire. 19 Géologie Depdts hobtano oe pinge=aoo Forets 1,14IV41. Devereed mlérteur * edge Segeden tSgt S93 Stegemen taperester sehtete cortgeeet. gmeseer. Inal stratekt. aeeec 95 rated bance 90 fras areame Sg2 Sisetruen snoteen Gres et sciPstes gtdeeps, compid •• • «a viogeetwar n mo eartar% • • •• • • • * • • • •• • :t Ministére dn, dév. durabte des tntrasbuctures ‘innenstretlan Pe 15 Nargero el eaS Fnott.n Riiserra Naturafte 211 10 Troine/Hoffelt Sporbaach Carte gào/ogique 11 • _ Carte 9: la géologie de la région de la zone Sporbaach' 1.2.4 Pédologie Dans la zone concernée l'altération de la roche-mère schisteuse a donné naissance à des sols bruns limoneux de texture plus (Gbbfi) ou moins (Gbb) caillouteuse, généralement à horizon B structural (voir carte 10 ci-dessous). Ces sols sont constitués en moyenne de 30% de sables et de 70% d'éléments fins, dont 50% de limons et 20% d'argiles (Herbauts, 2002). Du fait de leur taux élevé en silicium, leur capacité d'absorption des éléments nutritifs est réduite. Ainsi ils se caractérisent par une teneur faible en éléments nutritifs, dont spécialement le calcium et le phosphore. Par ailleurs, ils sont acides (pH compris entre 4 et 6,5). Ces sols bruns présentent fréquemment des marques de gleyification plus (Glx) ou moins (GDb) , (GDbfi) intenses. Ils sont souvent très superficiels, surtout dans les pentes. Les sols des plateaux possèdent en général une profondeur utile inférieure à 40-80 cm. Le vallon du Sporbech (principalement dans le couloir de liaison) est caractérisé par des zones marécageuses sur des dépôts alluviaux limoneux (L) (qui ont favorisé le développement de sols tourbeux). 20 1 it,rei , 1 • I. •• I Mif • —• • • • • • 14.1:4• -• . • . • - •'.e'S. eg. .... I 7t,Z,. .. Pt .,.,, ..,,: . . .bp:, t„ . „,„....e. , . .. ,4.. 4. .; I . . '''.e,30: rl i .,, • ,t..V.4.'•••;••• .• • à • • -ie•er,.., 1.2i;„„If e•-•". ii , . ..'--. a • "ta• t • .4., . 4% • , ..% W.• * • .. • w • 11 • b • —L-- ..e1 • • e x-k.‘ ,.1 ..,%';',"- ,•:_ .•1: • t f. l'".''. r i ' it: • • ZellOr• : ,i \i, "-.-: \ : .41 • • • • e • 1,..k. • ei...14. • , ,, .„:t. e... 4...7., •• ,...... 114Y e._,....:-.0 .. •• .., 4 • . le , • ..• ...• • 4 • it.tfrip..4 \ :. • • • All ,,,,-, • S' » 11.. iiii o. • • : f 4,.. ae t 1 • • kk,-,e--...-..... ----- A • • • ge • • • ra • et • . ep 4 • ii, • • • e • a • • „r•,„,. \ 'W. w y f i/a a• : '‘. 11: : : • • • • le .••. ••11 ••• f". • `••• t . • - Ministies du dev. durable des kdrastructures - Ackatatfraban d. t. Nature atdes Fordit Itéserv• elatunkOt ZH 10 TroineHoffelt Sporbaach Carte pédatogiqus „ .* • 1*-11/ • ib • Ine Www.b.bebb. rc bew Carte 10: Les sols de la zone Sporbaach' 1.2.5 Données climatiques 10 La région concernée est située dans l'Oesling septentrional et fait ainsi partie de l'étage submontagnard. C'est la région la plus pluvieuse et la plus froide du Luxembourg. Elle est soumise à une influence considérable de l'Atlantique et subit des passages fréquents de dépressions. 11 en résulte un ciel souvent couvert et de la neige en hiver. La somme des précipitations sur une année peut dépassent les 1000 mm (par exemple en 2001 et 2007) (voir tab.2) Onpeut constater sur le graphique l(pour la période 1998-2007) que les précipitations sont réparties sur toute Pannée. Généralement cependant la période de printemps est moins pluvieuse que celle d'hiver. Les moyennes sont élevées et correspondent à un climat sous influence océanique. Les minima des précipitations sont à signaler en moyenne au mois de juin et les maximums pour le moi d'août. L'année 2003 était une année avec exceptionnellement peu de précipitations, même si elles étaient élevées au moi de janvier. La répartition des températures moyennes mensuelles pour la période de (1998-2007)est de type uni-modal (voir graph. 2 ci-dessous). Le mois de janvier est caractérisé généralement par la température moyenne mensuelle la plus basse, tandis que le mois de juillet (ou août) connaît les températures moyennes mensuelles les plus élevées. 10 Données aimablement fournies par Monsieur L. Pfister du CRP Gabriel Lippmann 21 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Moyenne mens. sur 10 ans P (
- mm)98,9 89,4 55,7 141,7 52,1 140,2 99,2 61,3 28,9 91,5 85,89 ja n 5,9 84,2 100,3 87 139,3 18,4 46,2 68,3 59 126,3 73,49 fév 61,7 79,1 82,7 136,4 55,5 27,3 37,4 49,4 109,3 75,8 71,46 mar 119,5 73,7 48,5 118,9 39,2 45,2 69,2 52,1 48,7 31,8 64,68 avr 32,1 27,2 54,6 33,4 51,6 83,1 37,3 86,8 113,8 123,9 64,38 mai 71,1 48,4 23,1 62,7 26,9 50,1 48,4 43,7 40,9 136,2 55,15 j uin 47 25,2 134,8 77,8 68,5 46,4 112,8 76,8 17,1 91,7 69,81 juil 30,1 157 48,1 64,2 105,6 34,4 153,8 63,1 201,4 116,7 97,44 aug 131,3 69,8 77,7 124,8 31,9 16,2 45,1 45 10,3 54 60,61 sept 121,4 83 95,8 59,5 106,7 41,7 72,1 41,5 68,1 32,1 72,19 oct 84,4 58,6 139,3 97,9 133,7 57,1 63,5 58,5 69,3 68,9 83,12 nov 58,3 177,7 92,8 66,2 89,7 76,7 56,4 75,3 63,5 84,9 84,15 déc 861,7 973,3 953,4 1070,5 900,7 636,8 841,4721,8 830,3 1033,8 882,3 Précip. moyenne an. sur 10 ans (en
- mm)Somme des précipitations par an P(
- mm)Tab. 2: Les précipitations pour la période de 1998 à 2007 (sommes mensuelles et annuelles ; moyennes mensuelles et annuelles) 22 précipitations mensuelles moyennes (1998-2007) (en
- cm)97.44 85.89 73.49 71.46 83.12 84.15 64,68 64.38 55.15 ii lIl 69.81 I 72.19 60.61 I I 1 i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Graph.l: Les précipitations mensuelles moyennes sur 10 ans 1998 1999 7,9 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Moyenne mens. sur 10 ans T(°C) 1,7 2,4 0,9 1,1 0,2 -0,8 0,2 1,3 -1,1 4,3 1,0 jan 3,0 -0,6 2,8 2,3 4,4 -0,8 1,7 -1,2 0,2 4,2 1,6 fév 4,6 5,1 4,3 4,3 5,2 6,1 3,4 4,6 1,7 5,7 6,5 7,5 8,4 5,5 7,5 7,6 8,1 8,9 7,4 13,0 12,9 12,8 13,3 13,6 11,7 11,8 10,5 11,9 12,5 13,7 14,5 13,4 15,6 13,3 15,8 nd 14,1 16,9 16,8 16,5 15,2 juin 14,4 18,0 13,3 17,1 15,7 17,6 15,4 17,2 21,9 15,8 16,6 juil 15,3 15,7 16,1 17,3 16,5 19,2 16,5 14,9 14,1 15,6 12,4 15,2 13,5 10,0 11,4 12,9 13,0 14,6 16,7 12,2 13,2 sept 7,6 8,2 8,9 12,0 8,2 5,8 9,3 11,9 12,1 8,7 9,3 oct 0,7 2,8 5,2 3,5 6,2 5,9 3,5 3,9 6,6 3,8 4,2 nov 1,3 1,5 3,4 0,0 2,4 1,7 -0,4 0,8 3,2 1,5 1,5 déc 8,5 8,8 8,3 8,8 7,9 7,9 8,8 température moyenne annuelle (°C) 9,4 4,5 mar 8,1 avr 12,5 mai 16,14 aug 9,6, temp. moyenne sur lo ans 8,5 oc Tab. 3 : Les températures sur la période 1998 à 2007 ( moyennes mensuelles et annuelles ; moyennes mensuelles sur 10 ans sur 10 ans ; température moyenne sur 10 ans 23 températures mensuelles moyennes (1998-2007) 18 16 6 ' 16,1 1 •-• 16 14 ,2 12,5 8,1 4,5 amm 4 1,6 2 0 15 111 1 111 2 3 4 5 6 7 8 10 9 11 12 Graph. 2:Les températures mensuelles moyennes sur 10 ans 1.2.6 Occupation actuelle du sol L'occupation du sol actuelle dans la zone concernée est représentée dans la carte N'llOccupation des sols. Selon le type d'utilisation on peut distinguer Forêt feuillue, Forêt résineuse, Prairie de fauche, Pâture, Labour, et Succession naturelle. (Tableau 4 ci-dessous) Zone A Labour 274,492 Nombre d'unités Zone B Nombre d'unités 9 2553,536 14 7 Forêt feuillue Prairie de fauche 655,488 9 156,191 249,240 7 117,647 Forêt résineuse 145,412 5 805,299 6 Pâture 1149,588 33 3099,811 30 Succession nat. 145,066 10 523,917 8 Somme (ares) 2619,286 73 2553,536 70 5 Tab. 4 : Surface occupée par les différents types d'occupation du sol dans la zone Sporbaach (en ares) 24 Valeurs environnementales OBS 1999 BPF : Buissons sur sols frals BPH BuIssons sur sols humides EPN : Plans d'eau b7.71 FCD : Régénération naturelle FFC Futale feuillue à domlnance de chéne FFD Futaie de feuillus divers FFH Futaie feuillue à dominance de hétre FMP Forét mélangée FRE Foràt résineuse FSD : Autres surfaces forestières PFH: Surface rudérallsées et friches sur sols humides r"1 PFR : Surface rudéralisées et friches sur sols secs PSI : Pelouse silicole RM Terres agrIcoles RPM : Prairie mésophile RPR : Prairie humide UTR : Route (<20m) MInlstère du dév durable et des Infrastructures Admtnistration de la Nature et des Foréts Réserve Naturelle ZH 10 TrolnelHottelt Sporbaach Valeurs environnementales • PanleA • à Porde B Reseau hydrogrepluquo Ceograore . rona coxodredel. Cet. 9/60«, ttv Occupation actuelle des sols en % Zone A • Labour • Forêt de feuillus id Prairie de fauche Forêt de résineux • Pâturages idSuccession naturelle Graph.3 : L'occupation actuelle du sol en % dans la zone A Occupation actuelle des sols en % Zone B • Labour Forêt feuillue hil Prairie de fauche • Forêt résineuse Pâturages kiSuccession naturelle Graph. 4: Occupation actuelle du solen % dans la zone B La carte N°12 montre la répartition des terres agricoles avec un contrat de biodiversité en cours. Dans la zone A ce sont 3.9543 ha qui sont exploités sous un contrat de biodiversité tandis que dans la zone B ce sont 0,76413 ha. 26 Valeurs environnementales OBS 1999 BPF Buissons sur sols frais BPH : Buissons sur sols humIdes EPN : Plans d*eau íTiFCD : RégénératIon naturelle FFC: Futale feuillue à domlnance de chêne FFD : Futaie de feulltus dIvers FFH Futale feuillue à dominance de hêtre FMP Forêt mélangée 111111 FRE : Forêt résIneuse FSD Autres surfaces forestleres PFH : Surface rudérallsées et frIches sur sols humides PFR Surface rudérallsées et frIches sur sols secs PSI : Pelouse sllIcole 111111 RAA Terres agricoles RPM : Praide mésophile RPR : Prairle humide tJTR : Route (<20m) MInIstère du dév. durable et des Infrastructures Administration de Ia Nature et des Foréts Réserve Naturelle ZH 10 Trolne/Hoffelt • Sporbaach Valeurs envIronnementales A Partia .••••••• Rdscau twarogrephique 1.111 A chaque fois il s'agit d'un contrat I-3-ca (pâturage). Les conditions les plus importantes d'un tel contrat sont les suivantes : - Le pâturage est limité à la période de mi-avril à la fin octobre (15.4 — 30.10) - Les fertilisants et les pesticides sont prohibés - Limité à 2 unités de gros bétail par ha - L'ensemencement des surfaces est interdit pendant toute l'année - L'affouragement des bêtes est totalement prohibé H12/167(*) litinistère tht durabla et des Infrastructures Adnaistraeare do H12t21() Maruns etdes Forde Réserve Natuntne ZH 10 Troine/Hollatt -Spotbasch Contrats da biodiversité F1131547V1H11175r) 13Contrats Bveretté Partie A /1/1 I Parlie i-112/22r) • r<> Carte 12: Les surfaces agricoles avec un contrat de biodiversité 1.2.7 Valeurs culturelles et historiques Cette région porte les traces de différentes civilisations. Les premières remontent au 2. Âge de fer (vers 700 av. J.C.). Ce sont les Celtes qui s'installent dans la région. Nous retrouvons ainsi, non loin de la zone de « Sporbaach », des tumuli celtes, c.à.d. des tertres qui servaient de monuments funéraires. A partir de 58 av. J.C., jusqu'au 3. siècle après J.C., cette région va se retrouver sous domination de l'empire romain. Ils structurent le paysage et font reculer la forêt ardennaise au profit de 28 l'agriculture. Partout dans le paysage de nos jours nous retrouvons encore les traces de ce grand travail de cadastrage romain. Ils construisaient quelques grandes voies de circulation, dont surtout la voie Reims- Cologne qui passe un peu au Nord-Ouest de la zone de Sporbaach. Le déclin de l'Empire romain marque également le début des invasions germaniques et l'introduction du francique mosellan comme langue après le latin de l'époque romaine. Le chemin rural (appelé « Postwee ») qui relie Asselborn, en passant par le moulin Emeschbaach, au village de Troine au Sud-est de Sporbaach', constituait depuis le 16. siècle un élément de liaison de la voie postale reliant Rome à Bruxelles. 11 II constitue la limite de la zone Sporbaach au sud est. Les archives cartographiques d'un territoire sont des éléments concrets de sa mémoire. Le destin des hommes et des paysages y est inscrit. La carte « de Cabinet des Pays-Bas Autrichiens » dressée sous la direction du Comte J. de Ferraris, entre 1771 et 1778, à l'initiative de Pimpératrice Marie-Thérèse, avait une vocation exclusivement militaire : elle retraçait les élélnents stratégiques les plus importants. Elle nous permet aujourd'hui de découvrir ce qui était le cadre de vie des gens du 18e siècle. (La Traversée des Pays et des Âges. Aux confins des eaux entre Meuse et Rhin. de : Parc Naturel des 2 Our thes et Fondation Hëllef fir d'Natur 2008) 29 Gibet de Hoffelt Zone du « Sporbaach » Ruisseau du Sporbech "."` TILOYN witeN we'e Parislére de reneronnarrent ArPnow.alce, /ee Een et Foeta Sn.ce COMYSNetr/ drie AWee abenot Naturelle ZH 10 11ndneNceidt -Sporbamich Carte dt Foarabris (17t0) seee - Carte 13: Carte de Ferraris de la région Sporbaach' Terres de cuttures - Champs permanents Fonds de valléee - Prairies de fauche Landes et bruyères - piturage Noyau vilIageois avec potagers, vergers et haies Bois Glandage La zone Sporbaach se retrouve sur la feuille N°10. Le lieu principal est la localité de Clervaux. Dans les « Mémoires et Commentaires» qui accompagnaient les cartes, nous pouvons lire que la future zone de protection Sporbaach faisait partie d'une région recouverte principalement de bruyères et de landes. Le sol y était lourd et pierreux et moins adapté à la production de grains qu'à celle du bois. Les bruyères servaient surtout de pâturages aux nombreux moutons. Les habitants en faisaient un commerce considérable. Les champs situés dans les zones plus favorables à la culture, produisaient du seigle, de l'avoine, du sarrasin et des pommes de terre pour la consommation des habitants de la contrée. Les fonds de vallées étaient souvent marécageux et difficiles à cultiver. Une petite parcelle de bois à l'est du ruisseau de Sporbaach semble avoir été constituée de sapins. La culture des épicéas n'était cependant encore qu'à ses débuts à l'époque de Ferraris. 30 Le gibet de Hoffelt est visible à l'est du ruisseau du Sporbech. Selon les propos d'un habitant de la localité de Troine, il existait au début du 20 e siècle des projets pour exploiter à plus grande échelle la tourbe présente dans la zone en question. Cependant ces plans n'ont jamais été mis à exécution. Pendant l'été très sec de Pannée 1921, un incendie, qui brûlait pendant des semaines aurait détruit une grande partie de la tourbe. Avant la 2e guerre mondiale un paysan exploitait dans cette zone une plantation de saules des vanniers (Salix viminalis) destinés à la vannerie locale. o Zone d'exploitation de la tourbe Seibu Carte 14 :Extrait de la carte cadastrale avec les anciennes zones d exploitation de la tourbe 31 L 1D CD (../1 Valeurs paysagères du site * Ancienne station de pompage du captage * Carrlére Possible vestige d'un canal d'abyssage DAncienne exploitatton de la tourbe Minšatère du dév. durable et des Infrastructures Administration de la Neture et des FonIts Réserve Naturelle ZH 10 Trolne/Hoffelt Sporbaach Valeurs paysagères du site •••••••• Releau hydrogrenko. Pedie A • Gdegrpperoe Peffie ronacemen,.. Echel• 1110000 1.2.8 Activités cynégétiques La future zone de protection Sporbaach se trouve située dans les lots de chasse 28 et 29 de la commune de Wincrange. <-- unnbsach Ferin 47. Post.,!*!! 14Inistsna du dév. durabk. ut dus Intrastructugus Adrenestrowndvv News st der Foaltà Riserre Naturude 71110 TroinelHoffeet • Sporbauell Cuile des iote de chasse 11.1111 rew 04,1••••••••••••• Carte 16: Les lots de chasses dans la zone Sporbaach' La connaissance de l'effectif de la population d'une espèce de gibier constituerait une donnée de base pour sa bonne gestion. Cependant nous n'avons pas pu recevoir d'informations détaillés sur ce point.Le tableau de chasse (tableau 5 ci-dessous) donne cependant une idée sur l'évolution de l'effectiftotal du gibier. Selon les propos de Monsieur Schneider, préposé forestier de la commune de Wincrange , la densité du gibier n'évolue guère. Le nombre de sanglier est en légère augmentation tandis que celui des chevrettes et des brocards est quasi constant. Depuis quelques années des cerfs sont observés dans la zone de Sporbaach lors de leurs migrations annuelles. Pendant les années cynégétiques 2001/02 et 2004/05 le nombre de cerfs abattus s' élève à 1, tandis que pour la période de chasse 2007/08 il était de 2. Le nombre de renards abattus est toujours très élevé, même en légère progression. Sur la période observée 22 renards furent abattus en moyenne par année cynégétique. Selon Monsieur Schneider les dégâts causés par le gibier sont minimes voire inexistants et les chasseurs ne pratiquent plus l'agrainage du gibier. Le nombre de chasses organisées dans la région concernée, s'élève à 3 par lot de chasse: une battue et deux chasses au sanglier. Par ailleurs les chasseurs pratiquent la chasse à l'affat. 33 Tab. 5 : Tableau de chasse de la période 2007-08 des lots de chasse Nr 28 et 29 Cerf mâle Lots 028 + 029 Hoffelt tiré trouvé mort Faon Biche tiré trouvé tiré trouvé Brocard tiré trouvé mort mort mort Année cynégétique 1998/99 Chevrette 2 tiré trouvé mort 2 Année cynégétique 1999/00 3 2 Année cynégétique 2000/01 4 1 i Année cynégétique 2001/02 3 4 Année cynégétique 2002/03 6 4 Année cynégétique 2003/04 5 i Année cynégétique 2004/05 3 6 2 4 Année cynégétique 2005/06 3 2 Année cynégétique 2006/07 5 3 Année cynégétique 2007/08 2 Lots 028 + 029 Hoffelt Chevrillard 2 1 tiré trouvé tiré 5 7 4 4 5 2 6 6 9 4 Année cynégétique 1998/99 Année cynégétique 1999/00 Année cynégétique 2000/01 Année cynégétique 2001/02 Année cynégétique 2002/03 Année cynégétique 2003/04 Année cynégétique 2004/05 Année cynégétique 2005/06 Année cynégétique 2006/07 Année cynégétique 2007/08 tiré Année cynégétique 1998/99 tiré tiré trouvé tiré trouvé mort mort 3 5 3 5 3 4 1 4 2 2 4 2 3 4 1 2 2 4 2 4 2 10 2 10 5 5 8 10 6 tiré 3 3 2 3 4 Chat haret Hermine Fouine tiré trouvé trouvé tiré Blaireau trouvé trouvé mort mort mort mort 12 5 5 21 trouvé mort 10 trouvé mort Lièvre 3 Renard Lots 028 + 029 Hoffelt trouvé mort mort 3 Marcassin Laie Sanglier mâle Année cynégétique 1999/00 23 Année cynégétique 2000/01 15 4 3 4 Année cynégétique 2001/02 23 2 5 5 8 6 4 Année cynégétique 2002/03 25 Année cynégétique 2003/04 12 2 3 Année cynégétique 2004/05 14 2 5 Année cynégétique 2005/06 31 Année cynégétique 2006/07 25 Année cynégétique 2007/08 30 1 Lots 028 + 029 Hoffelt Pigeon ramier Corneille noire Année cynégétique tiré tiré Année cynégétique trouvé Geai Pi e tiré trouvé trouvé tiré 12 2 1999/2000 Année cynégétique 2000/01 12 Année cynégétique 2001/02 5 4 4 3 Année cynégétique 2002/03 8 5 2 4 6 3 Année cynégétique 2003/04 10 4 2 Année cynégétique 2004/05 8 2 4 Année cynégétique 2005/06 6 Année cynégétique 2006/07 10 1 3 2 Année cynégétique 2007/08 15 3 2 5 1 34 trouvé mort mort mort mort 1998/1999 2 2 2.1 VALEURS ENVIRONNEMENTALES Valeurs biologiques « Les associations danimaux et de plantes qui se développent dans ces biotopes comptent parmi les plus riches de la terre... ».12 Flora A.1 Methodik Die Erfassung, Klassifizierung und Bewertung der Lebensräume im Untersuchungsgebiet erfolgt auf Grundlage der Kartieranleitung fiir das Biotopkataster Luxemburg (NAUMANN ET AL. 2008). Dadurch ist eine Vergleichbarkeit mit anderen Kartierungen, die im Rahmen des Biotopkatasters Luxemburg erfasst wurden, am besten möglich. A.1.1 Klassifizierung der Biotope Die kartierten Biotope lassen sich auf Grundlage der Flora-Fauna-Habitatrichtlinie 92/43/CEE (FFH) und des luxemburgischen Naturschutzgesetzes in vier Klassen nach ihrer ökologischen Bedeutung ordnen: 1. Nach FFH geschützte prioritäre Biotope (EUROPÄISCHE UNION 1992). 2. Nach FFH geschützte Biotope(EuROPÄISCHE UNION 1992). 3. Nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützte Biotope (GROBHERZOGTUM LUXEMBURG 2004). 4. Magere Grünlandflächen mit Indikatorarten nach Anhang 2 der luxemburgischen Biodiversitätsrichtlinie (GROBHERZOGTUM LUXEMBURG 2002). A.1.2 Beschreibung der Biotope Die Beschreibung der Biotope gliedert sich in eine allgemeinen und in einen speziellen Teil. Die allgemeine Beschreibung des Biotoptypes umfaBt seine generelle Bedeutung fiir Luxemburg. Diese Beschreibungen wurden NAUMANN ET AL.
(2008)und fiir den Torfmoos-Birkenmoorwald FELTEN
(2006)entnommen. Die spezielle Beschreibung umfaBt die Darstellung der lebensraumtypischen Pflanzenarten und, soweit möglich, eine pflanzensoziologische Einordnung. Alle erfaBten Biotope 12 Aménagement du Territoire- 2. Plans d'aménagement et directives ; Point 4.4.4 p. 32; Luxembowg 35 wurden nummeriert (B1 — B40 sowie W1). Die Nummerierung läßt sich der Biotopkartierung für die Gemeinde Wincrange (DAHLEM 2008) zuordnen. A.1.3 Bewertungssystem A.1.3.1 Bewertung der Biotope Die erfaßten Offenlandbiotope werden nach NAUMANN ET AL.
(2008), die TorfmoosBirkenmoorwaldbestünde nach FELTEN
(2006)in ihrer Struktur, Artenzusammensetzung und ihren Beeinträchtigungen wie folgt bewertet: Bei der Bewertung der Struktur wird das Vorhandensein bestimmter, für den jeweiligen Biotoptyp typischer Strukturmerkmale bewertet, teilweise fließen bei Offenlandbiotopen auch der Grad der Verbrachung oder Verbuschung mit ein. Das Resultat ist eine Einordnung in die Bewertungskategorien A, B, oder C. Die Bewertung der Artenzusammensetzung basiert auf der Artenliste, die Charakterarten und seltene Arten enthält. Aus der Summe der kartierten Pflanzenarten resultiert eine Artenzahl, die eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C ermöglicht. Der dritte Bewertungsparameter berücksichtigt die Beeinträchtigungen und Störungen des Biotoptyps. Alle Störfaktoren werden benannt und in ihrer Relevanz gewichtet. Daraus resultiert eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C. Die Bewertung der Einzelparameter ergibt eine Gesamtbewertung, die nach folgendem Schema berechnet wird: AAAAAAAAABBBBBBBBBCCCCCCCCC Habitatstruktur AAABBBCCCAAABBBCCCAAABBBCCC Arteninventar BeeinträchtigungenABCABCABCABCABC ,ABCABCABCABC Gesamtbewertung A 'ABAB 'BBB .CABBBBBBBCBBCBBCCCC A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen Die mageren Grünlandflächen, die innerhalb der Fläche Pflanzenarten des Anhang 2 des Biodiversitätsreglements aufweisen, werden wie folgt bewertet (MINISTÈRE DE LENVIRONNEMENT 2008): Kategorie la: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Flüche mit optimaler, artenreicher und typischer Ausbildung der Vegetation, Vorkommen mehrerer geführdeter Arten oder einer hochgradig gefàhrdeten Art in größeren Populationen. 36 Kategorie lb: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Vegetation entweder gut strukturiert, aber leicht artenverarmt oder Störeinflüssen in der Struktur, aber noch mit Vorkommen von einer oder mehrerer seltener Arten in größeren Populationen. Kategorie 2: Fläche von lokaler Bedeutung Fläche mit Störeinflüssen. Teilflächen noch gut strukturiert und mit typischer Artenzusammensetzung und/oder Vorkommen geehrdeter Arten in kleineren Populationen. Kategorie 3: Entwicklungsfläche Fläche mit starken Störeinflüssen. Vegetation nur in kleinen Teifflächen noch typisch ausgebildet und/oder wenige Exemplare oder randliches Vorkommen geferdeter Arten. A.2 Biotope des Untersuchungsgebietes A.2.1 Nach FFH-Richtlinie geschützte prioritäre Biotope A.2.1.1 Borstgrasrasen (FFH-Code 6230) Allqemeine Beschreibunq des Biotoptypes Borstgrasrasen kommen in niederschlagsreichen Gebieten (höhere Berglagen oder subatlantisches Klima) auf nerstoffarmen, silikatischen, stark versauerten Böden vor. Sie sind in der Regel durch Beweidung entstanden. Typische Borstgrasrasen sind meistens nicht sehr artenreich, zeichnen sich aber durch das Vorkommen speziell angepasster Pflanzen aus. Drei potentielle Borstgrasrasengesellschaften kommen in Luxemburg vor: Juncetum squrrosi (feuchte Borstgrasrasen). Polygala-Nardetum (Kreuzblumen-Borstgrasrasen) Festuco-Genistellum sagittalis (Flügelginster- Borstgrasrasen) Borstgrasrasen
(6230)B1 Arten: Arnica montana (ob noch?) Calluna vulgaris Carex ovalis Carex pilulifera Galium saxatile Luzula congesta Nardus stricta Potentilla erecta Succisa pratensis Viola palustris Bewertung Struktur: B Bewertung Arteninventar: B Bewertung Beeinträchtigungen: B • Alle Borstgrasrasen ab einer Mindestgröße von 25 m2 sind gesetzlich geschützt. Zu beachten ist bei diesem Biotoptyp außerdem, daß infolge von Überbeweidung oder einer langen Brachephase stark artenverarmte Bestände mit weniger als drei Charakterarten nicht unter den gesetzlichen Schutz fallen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Der Borstgrasrasen (Biotop B1) im Untersuchungsgebiet läßt sich dem Polygala-Nardetum zuordnen. Die Kenn- und Trennarten sind: Tab. 6: Kenn- und Trennarten des BGR im Gebiet Gesamtbewertung: B 37 Carte 17: Die Biotope im Untersuchungsgebiet 38 Foto 3: Der Borstgrasrasen (B1) befindet sich auf einer kleinen Erhebung in der Aue des Spoorbaaches. Die Vegetationsstruktur ist zwar überwiegend niedrigwüchsig. Aufgrund fehlender Nutzung haben sich jedoch geringmächtige Streuauflagen gebildet, die die konkurrenzschwachen Gräser und Kräuter der Borstgrasrasen allmählich verdrängen können. Die Vegetationsstruktur kann daher nur als gut bis mittel (B) eingestuft werden. Im Rahmen des LIFE-Projektes „Borstgrasrasee wurde der Borstgrasrasen entfilzt. Zusammen mit der geplanten Wiederaufnahme einer Beweidung kann sich die Struktur kurz- bis mittelfristig verbessem. Das Arteninventar ist mit 10 lebensraumtypischen Pflanzenarten als gut bis mittel (B) einzustufen. Es ist jedoch unsicher, ob Arnica montana noch vorhanden ist. Sie wurde zuletzt im Frühjahr 2007 von Mitarbeitem des Musée national d'histoire naturelle Luxembourg nachgewiesen (COLLING 2009). In den Jahren 2008, 2009 und 2010 konnte kein blühendes Individuum von Arnica montana nachgewiesen werden. Foto 4: Luzula congesta, erkannbar an den knäuelig gehäuften Fruchtständen, ist eine Unterart von Luzula multiflora. Die Art ist ein häufiger Begleiter luxemburgischer Borstgrasrasen. 39 Die stellenweise Verbuschung vor allem mit Besenginster ist als Beeinträchtigung zu werten und führt zur Einstufung in die Kategorie B. Im Rahmen des LIFE-Projektes „Borstgrasrasee wurde der Borstgrasrasen entbuscht. Bei geplanter kontinuierlicher Nachpflege und Wiederaufnahme der Beweidung kann sie die Beeinträchtigung durch Verbuschung kurz- bis mittelfristig verringern Foto 5: Aspekt des Borstgrasrasen mit Schlangenknöterich (Persicaria bistorta) und Besenheide (Calluna vulgaris). Der Borstgrasrasen ist insgesamt in einem guten bis mittleren Erhaltungszustand. A. 2.1.2 Torfmoos-Birkenmoorwald (FFH-Code 91D0) Alldemeine Beschreibung des Biotoptypes Dieser Biotoptyp ist gekennzeichnet durch das Vorkommen der Moorbirke Betula pubescens. Er besiedelt Randbereiche von Hochmooren, entwässerte Hoch- und Zwischenmoore sowie sehr saure mineralische Nassböden in schwachmuldiger Lage mit stauender Nässe. Standortvoraussetzungen ftir einen Torfmoos-Birkenmoorwald sind oligotrophe Nährstoffverhältnisse, ein geringer pH-Wert (( 4,5), Torfsubstrat und ein hoher Grundwasserspiegel. Die Vegetation besteht in der Regel aus einer lückigen Moorbirken-Baumschicht. Die spärliche Strauchschicht bilden Faulbaum (Frangula alnus) und Ohrweide (Salbc aurita). Die Krautschicht wird vom Pfeifengras (Molinia caerulea) dominiert. Die Moosschicht ist meist sehr artenreich und gekennzeichnet durch das Vorkommen von Torfmoosen (siehe Foto 6), die meist ausgedehnte Teppiche bilden. 40 Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) Baumarten: Alnus glutinosa Betula pendula Betula pubescens Populus tremula Strauch- und Krautarten: Carex spec. Comarum palustre Dryopteris dilatata Equisetum palustre Frangula alnus Juncus acutiflorus Juncus spec. Molinia caerulea Pteridium aquilinum Salix aurita Salix cinera Salix spec. Sphagnum spec. Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung eta ircl) en pa eq B B BBB C C BBB C C Tab 7: Der Biotoptyp Torfmoos — Birkenwald im Untersuchungsgebiet und Bewertung Foto 6: Das Torfmoos (Sphagnum spec.) bildet im TorfmoosBirkenmoorwald meist ausgedehnte Teppiche. 41 Die Torfmoos-Birkenmoorwaldbestände (siehe Foto 7 folgende Seite) bilden ein abwechslungsreiches Mosaik mit Fichtenforsten, Blößen und Weidengebüschen. Auf Kahlschlägen und in den Lücken zusammenbrechender Fichtenbestände findet sich dichter Moorbirkenjungwuchs. Die in der Regel recht typisch ausgeprägte Krautschicht läßt darauf schließen, dal3 das gesamte Gebiet im Bereich einen potentiellen Standort fiir Torfmoos-Birkenmoorwald darstellt. Der Torfmoos-Birkenmoorwald lâ13t sich in fünf Teilbereiche untergliedern. Die Bestände B2 — B4 liegen in der Aue des Spoorbaach und sind vor allem durch eine weitere Eintiefung des Spoorbaach und der damit verbundenen Absenkung des Grundwasserspiegels getàhrdet. Foto 7: Der TorfmoosBirkenmoorwald B3 wird vom Sporbaach durchflossen. FELTEN, Dezemb. 2006. Die Bestände B5 und B6 sind von Viehweiden umgeben. Hier ist vor allem der direkte Eintrag von Düngern problematisch. Die Torfmoos-Birkenmoorwaldbestânde befinden sich derzeit in einem mittleren bis ungünstigen Erhaltungszustand. Diese Bestände sowie die angrenzenden Kahlschlagflächen und Fichtenforste sind als Entwicklungsflächen einzustufen, die sich bei entsprechend günstigen Rahmenbedingungen zu einem größerflächigen Torfmoos-Birkenmoorwald entwickeln können. A.2.2 Nach Flora-Fauna-Habitatrichtlinie geschützte Biotope A.2.2.1 Magere Flachland-Mähwiesen (FFH-Code 6510) Allgemeine Beschreibung des Biotoptypes Magere Flachland-Mewiesen sind typischerweise zweimal im Jahr gemähte, nicht oder nur wenig gedüngte Wiesen auf mittleren, nicht zu feuchten oder zu trockenen Böden, die von der namensgebenden Art, dem Glatthafer (Arrhenatherum elatius) dominiert werden. Interessant aus naturschutzfachlicher Sicht sind die mageren Ausbildungen mit einem hohen Kraut- und Blütenreichtum und relativ niedriger Wuchshöhe. 42 Der Biotoptyp im Untersuchundsdebiet und Bewertund Die einzige Fläche dieses Biotoptypes befindet sich am südlichen Ende des geplanten Naturschutzgebietes. Zaunreste am Weg sowie an der ösdichen Flächengrenze deuten darauf hin, daß diese Fläche bis vor kurzem beweidet wurde. Magere Flachlandmähwiese
(6510)B7 Arten: Achillea millefolium Ajuga reptans Anthoxanthum odoratum Centaurea jacea coll. Cerastium fontanum Festuca rubra Galium mollugo agg. Holcus lanatus Leucanthemum vulgare Luzula campestris Lychnis flos-cuculi Malva moschata Myosotis scorpioides agg. Pimpinella saxifraga Plantago lanceolata Ranunculus acris Rumex acetosa Stellaria graminea Veronica chamaedrys Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung B A A A Tab. 8 : Bewertung der mageren Flachlandmewiese_ Vereinzelte Störstellen mit dominanten Obergräsern (Dactylis glomerata, Holcus lanatus) beeinträchtigen die Struktur des Biotopes. Eine Fortsetzung der Mahdnutzung, welche im Rahmen eines Biodiversitätsvertrages eingeführt wurde, läßt eine positive Entwicklung des Biotoptypes erwarten. So ist zu erwarten, das der beweidungsempfindliche Glatthafer (Arrhenatherum elatius), der auf die umliegenden Wegrändern verdrängt wurde, wieder in die Fläche einwandert. Das Arteninventar entspricht weitgehend der lebensraumtypischen Ausstattung. Beeinträchtigungen des Lebensraumes sind derzeit nicht gegeben, so daß der Biotop insgesamt mir „A" (hervorragend) bewertet werden kann. 43 Foto 8: Die Mühwiese (B7) geht zum Bach hin in eine Sumpfdotterblumenwiese über. A2.2.2 Silikatfelsen (FFH-Code 8220) Allqemeine Beschreibunq des Biotoptypes Zu diesem Biotoptyp gehören Felsköpfe und Felsspalten auf silikatischem Substrat, deren Vegetation typischerweise von vielen Moosen, Flechten und Farnen aufgebaut ist. Typischerweise von vielen Moosen, Flechten und Farnen aufgebaut werden. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind (NAUMANN ET AL. 2008): • Asplenium septentrionali-adianti-nigri • Saxifraga sponhemica-Gesellschaft • Asplenium septentrionale-Gesellschaft Der Biotoptyp im Untersuchunqsqebiet und Bewertunq Der Silikatfelsen (Schiefer) B8 im Untersuchungsgebiet (siehe Foto 9) stellt sich als etwa 20 m langes und maximal 3 m hohes Felsband dar, welches von Silikatmagerrasen unterbrochen ist. Er liegt in einer Rinderweide und ist nicht ausgezüunt. 44 Tab. 9 : Bewertung des Silikatfelsen im U.G Silikatfelsen Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung B C A B Der Felsbereich ist nord- bis nordwestexponiert, hat unterschiedliches Gefalle und enthält einige kleinere Spalten . Er kann als mäßig strukturiert bewertet werden. Der Felsbereich enthält nennenswerte Flechten- und Moosvorkommen, jedoch keine ftir Silikatfelsen lebensraumtypischen höheren Pflanzenarten. Das Arteninventar kann daher nur als durchschnittlich bis beschränkt bewertet werden. Der Bewuchs mit höheren, lebensraumtypischen Pflanzen z. B. verschiedenen Farn- und Fetthennenarten oder Nelken ist auch bei den Silikatfelsen in der näheren Umgebung sehr gering. Größere Beeintrâchtigungen des Biotopes konnten nicht festgestellt werden. Insgesamt ist der Silikatfelsen als gut bis mittel („B") zu bewerten (Tab.9). Foto 9: Felsbereiche B8 im Komplex mit dazwischenliegenden Silikatmagerrasen B20. Die gerade Kante am Felsfußkönnte auf einem historischen Bewässerungsgraben („Fléizgraben") hindeuten. A.2.3 Biotope nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes Biotoptypen des Offenlandes nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes vom 19. Januar 2004, die keinen Schutzstatus nach der europäischen Flora-Fauna-Habitatrichtlinie genießen. Die allgemeinen Beschreibungen wurden NAUMANN et al.
(2008)entnommen: 45 A. 2.3.1 Großseggenriede (BK04) Allqemeine Beschreibunq Graseggenriede sind meist artenärmere, von einer oder wenigen Graseggenarten domienierte Bestände mit dichtrasigem oder bultigem Wuchs. Sie finden sich überwiegend an flach überschwemmten oder auch quelligen Stellen, die durchaus zeitweise trockenfallem können und sind vor allem in Sümpfen, Niedermooren, entlang verlandeter Grüben und an Ufern von Seen und Teichen verbreitet. Gesetzlich geschützt sind Graseggenriede ab einer Mindestgröße von 100 m2. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: - Caricetum elatae - Caricetum gracilis (Carex acuta) - Caricetum paniculatae - Caricetum rostratae - Caricetum vesicariae - Caricetum vulpinae - Carex acutiformis-Gesellschaft Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Das geplante Naturschutzgebiet enthält vier Graseggenriede. Dominant in drei Großseggenrieden (B9, B10, B12) ist Carex rostrata (siehe Foto 10).Diese lassen sich dem Cariecetum rostratae zuordnen. Großseggenried (BK04) .iirten: Achillea ptarmica Agrostis canina Angelica sylvestris Caltha palustris Carex paniculata Carex rostrata Cirsium palustre Comarum palustre Epilobium ciliatum Epilobium tetragonum agg. Equisetum fluviatile Equisetum palustre Galium palustre Juncus acutiflorus Juncus effusus Lotus pendunculatus Myosotis scorpioides agg. Poa trivialis Bewertung Struktur c — CN1 ,P:1 PC CC oe, Illre , ABAB 46 Graseggenried (BK04) Arten: Bewertung ArteMnventar Bewertung Beeintrâchtigungen Gesamtbewertung Cr, ICC1
- cs)tr1 Tab. 10: Arten des Grossseggenrieds im U.G. Beim Graseggenried B9 deckt die typische Vegetation mehr als 85% des Riedbestandes. Ein mit 11 Kenn- und Trennarten gutes Arteninventar sowie keine sichtbaren Beeintâchtigungen lassen eine Bewertung mit „A" (hervorragend) zu. Bei den drei anderen Graseggenriedern gibt es einen graeren Anteil untypischer Arten im Riedbestand (B10, B12), Beeintrâchtigungen durch Nâhrstoffeintrag von angrenzenden Flâchen (B11) und randliche Verbuschung (B12), so daß diese Biotope mit „B" (gut bis mittel) bewertet werden. Foto 10:Von Carex rostrata dominiertes Graseggenried (B11). Nur das Graseggenried B10 enthâlt mehrere Bulte der Art Carex paniculata, was auf die Gesellschaft Cariecetum paniculatae hindeutet. 47 Foto 11: Die Bulte von Carex panieulata ragen aus dem Pflanzenbestand des Graseggenried heraus (B10). A.2.3.2 Quellen (BK05) AHgemeine Beschreibung Bei Quellbereichen handelt es sich um permanent oder zeitweise schüttende natürliche Grundwasseraustritte. Dabei werden nach Austrittsart die Quelltypen Sturz-, Tümpel-, Sicker- oder Sinterquellen unterschieden. Die typische Umgebung umfasst je nach Quelltyp Quellflur, Quellbach, Kleinseggensumpf, Nasswiese, Niedermoor, Zwischenmoor oder Staudenfluren. Alle nicht gefassten und nicht zur Trinkwassernutzung genutzten Quellen sind nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes unabhängig von ihrer Grae geschützt. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertunq Insgesamt wurden sechs Quellen erfasst. Sie können alle als Sickerquelle bezeichnet werden (siehe Foto 12). Die Quelle B17 ist gleichzeitig der Ursprung des Spoorbaach. Alle Quellen sind mäßig („B") bis stark („C") beeinträchtigt. Sie liegen ohne Ausnahme in oder am Rand von Intensivgrünland. Quelle B13 ist randlich mit Hybrid-Pappeln aufgeforstet und durch Ablagerung von Mist und alten Heuballen beeinträchtigt. Die Quellen B14 und B17 sind mit einem Rohr gefasst und werden als Viehtränke genutzt. Quelle B15 war zum Aufnahmezeitpunkt trocken gefallen. Die Quellen B16 und B18 weisen starke Trittschäden auf. 48 Tab. 11: Bewertung der Quellen im U.G Q uellen (BK05) Zusammenfassende subjektive Bewertung 00 rn ml- In ,—i ,—+ h .-4 = OZZle:111A1 rI) CBCBCB Foto 12: Typischer Quellbereich im Untersuchungsgebiet: Sickerquelle, die sich facherfürmig in den nahegelegenen Sporbaach ergießt. A.2.3.3 Sand- und Silikatmagerrasen (BK07) Allgemeine Beschreibung Die Sand- und Silikatmagerrasen sind artenreiche, lückige Vegetationsbestünde, die in der Struktur den Kalkmagerrasen ähneln, aber aufgrund der Basenarmut des Ausgangsgesteins eine andere Artenzusammensetzung besitzen. Sie kommen in Luxemburg vor allem auf Luxemburger Sandstein und im Zentrum auf Buntsandstein als Sandmagerrasen, im Õsling als Silikatmagerrasen vor. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: Thymo-Festucetum (Pott 1995) Genisto sagittalis-Phleetum phleoides (Pott 1995) Airo-Festucetum ovinae Agrostis tenuis-Danthus deltoides Gesellschaft Festuca rubra-Agrostis capillaris-Gesellschaft Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet gibt es zwei Silikatmagerrasen. 49 Tab.12: Arten und Bewertung der Sand- und Silikatmagerrasen im U.G. Sand- und Silikat-magerrasen (BK07) Arten: Agrostis capillaris Campanula rotundifolia Centaurea jacea coll. Cytisus scoparius Deschampsia flexuosa Festuca rubra Galium saxatile Hieracium pilosella Hypericum humisfusum Hypochoeris radicata Plantago lanceolata Rumex acetosella Valeriana officinalis agg. Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeinträchtigungen _ , Gesamtbewertung CT CD PZ z1 A B C B •. B B B B Der Silikatmagerrasen B19 ist ein südwestexponierter Hangbereich. Dominant sind Festuca rubra und Agrostis capillaris. Der Silikatmagerrasen läßt sich dementsprechend der Festuca mbra-Agrostis capillaris-Gesellschaft zuordnen. Er ist durch Viehtritt und Beweidung sehr liickig und niedrigwüchsig aufgebaut. Sie Struktur ist mit „A" (hervorragend) zu bewerten. Es sind fiinf lebensraumtypische Arten vorhanden, was nur eine durchschnittliche bis beschrânkte Artenzahl darstellt und daher mit „C" bewertet wird. Beeinträchtigt wird der Lebensraum durch Trittschäden sowie Nährstoffeintrag durch angrenzende Landwirtschaftsflächen. Die Beintrâchtigung des Lebensraumes ist daher als „B" (mittel) zu bewerten. In der Gesamtbewertung hat der Biotop eine gute bis mittlere („B") Ausprägung. 50 Foto 13: Silikatmagerrasen B19. Der Silikatmagerrasen B20 ist nordwestexponiert und befindet sich zwischen den Silikatfelsen B8. Dominant sind auch hier Festuca rubra, Agrostis capillaris und Plantago lanceolata. Der Silikatmagerrasen läßt sich wie der Silikatmagerrasen B19 der Festuca rubra-Agrostis capillarisGesellschaft zuordnen. Er ist stellenweise mit Gehölzen (Besenginster, Birke) und verfilzten Altgrasbereichen durchsetzt und daher in der Struktur als gut bis mittel („B") zu bewerten. Das Arteninventar ist im Vergleich mit dem Silikatmagerrasen B19 etwas grôßer und als gut bis mittel („B") einzustufen. Beeintrâchtigt wird der Silikatmagerrasen durch den Eintrag von Nâhrstoffen aus der ihn umgebenden Intensivweide. Insgesamt hat der Biotop eine gute bis mittlere („B") Ausprägung. Foto 14: Silikatmagerrasen B20. Aspekt mit Hieracium pilosella,Campanula rotundifolia und Moosen. ''&"•• ' \ 51 A.2.3.4 Stillgewässer (BK08) Allgemeine Beschreibung Alle Stillgewässer, die einer naturnahen Entwicklung unterliegen, sind nach Art. 17 geschützt. Eine naturnahe Entwicklung läßt sich vor allem am Zustand der Ufer ablesen die keinesfalls zu intensiv genutzt sein und zumindest teilweise Röhricht-, Seggen- oder andere Feuchtvegetation aufweisen sollten. Keinesfalls sollten die Ufer sehr steil oder zu mehr als 50% verbaut sein oder der Fischbesatz übermäßig hoch. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet gibt es zwei Stillgewässer. Der Weiher B21 ist etwa 50 m2 großund faßt die drainierten Wässer einer oberhalb gelegenen Quelle. Er ist gleichzeitig der Beginn des offenen Verlaufes eines Seitenbaches zum Spoorbaach. Das Wasser ist klar. Die Vegetation des Weihers besteht hauptsächlich aus Entengrütze (Lemna spec.). Unterwasserpflanzen sind nicht vorhanden. Eine Nutzung ist nicht erkennbar. Das Ufer ist steil und vor allem von Weidengebüschen gesäumt. Der Tümpel ist Habitat für Amphibien (Kaulquappen). Insgesamt ist das Stillgewässer als mäßig beeinträchtigt („B") zu bewerten. Foto 15: Weiher B21, naturnah von Ufergehölzen eingesäumt. Der Weiher B22 ist knapp 500 m2 groß und wird aus dem benachbarten Spoorbaach mit Wasser gespeist. Die Ufer sind mäßig flach bis steil und von Hochstauden und Gehölzen gesäumt. Einige ufemahe Bereiche stark verlandet. Markanteste Wasserpflanze ist ein Bereich mit Teichrose. Am südlichen Ufer gibt es eine Population mit Riesenbärenklau (Heracleum mantegazzianum). Der Weiher enthält Fische, wahrscheinlich Forellen. Ob diese aus einem Besatz stammen, ist nicht erkennbar. Amphibien, zumindest Kaulquappen, sind keine vorhanden. Insgesamt ist der Weiher als mäßig beeinträchtigt („B") zu bewerten. 52 Foto 16: Ehemaliger Fischteich B22, derzeit ohne intensive Nutzung. Tab 13: Bewertung der Stillgewâsser im U.G. Stillgewässer (BK08) Zusammenfassende subjektive Bewertung A.2.3.5 Calthion-Wiesen (BK10) Allgemeine Beschreibung Sumpfdotterblumenwiesen (Calthion) sind mäßig nâhrstoffreiche, leicht aufgedüngte, gemähte oder beweidete Grünlandbestânde, die typischerweise durch Seggen, Binsen und andere Feuchte- und Nâssezeiger charakterisiert sind. Diese Wiesen werden von zumindest zeitweilig auftretendem Grund-, Stau- oder Quellwasser oder Überflutungen beeinfluBt. Der Begriff „Calthioe umfaBt mehrere Pflanzengesellschaften, die z. T. sehr unterschiedlich ausgebildet sind. Hierzu zâhlen „typische Feuchtwiesen wie Trespen-Wassergreiskraut-Wiesen im südlichen Gutland oder die Waldbinsen (Juncus acutiflorus)-Sumpfwiesen im Ösling. Aber auch Dominanzbestânde der Waldsimse (Scirpus sylvaticus) oder hochstaudenreiche Bestânde mit Kohldistel und Waldengelwurz gehören zu diesem Biotoptyp. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: Angelico-Cirsietum oleracei Bromo-Senecionetum aquatici Crepis paludosa-Juncus acutiflorus-Gesellschaft Scirpus sylvaticus-Gesellschaft Juncus effusus-Gesellschaft Polygonum bistorta-Gesellschaft 53 Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet gibt es fünf abgrenzbare Sumpfdotterblumenwiesen. Die Biotope B23, B25, B26 und B27 werden mit Rindern beweidet. Der Biotop B24 wurde in den Jahren vor 2007 nicht mehr genutzt. In den Jahren 2008 und 2009 wurde die Fläche gernäht und entstaudet. Sie soll aktuell wieder mit Rindern beweidet werden. Foto 17: Sumpfdotterblumenwiesen lassen sich durch ihre speziellen Standorte und Artenvorkommen leicht von anderem Grünland unterscheiden (Biotop B23 an der südlichen Grenze des Untersuchungsgbietes) Alle Sumpfdotterblumenwiesen weisen eine artenreiche, aus Kräutern, Binsen, Sauer- und Süßgräsern aufgebaute Vegetation auf. Es besteht ein hoher Krautreichtum ohne einartige Fazies. Die Struktur ist bei allen fünf Calthion als hervorragend („A") zu bewerten. Die lebensraumtypische Artenausstattung ist bei allen Sumpfdotterblumenwiesen sehr hoch. Alle Calthion im Untersuchungsgebiet enthalten gefahrdete Pflanzenarten. EN Endangered Stark gefahrdet VU Vulnerable Gefährdet NT Near Threatened Potentiell gefahrdet Valeriana dioica Veronica scutellata Viola palustris Comarum palustre Epilobium palustre Agrostis canina Caltha palustris Rhinanthus minor B27 B25 B23, B26, B27 B23, B24, B26, B27 B27 B24, B25, B27 B23, B24, B26, B27 B23, B26 Tab.14 :Rote Liste-Statut der Pflanzen derSumpfdotterblumenwiesenim U.G. 54 Das Arteninventar ist bei allen Calthion-Biotopen im Untersuchungsgebiet mit hervorragend („A) zu bewerten. Bei drei Calthion-Biotopen (B24, B25 und B26) sind keine bzw. nur geringe Beeinträchtigungen vorhanden, so da13 dieser Parameter mit „A" zu bewerten ist. Die Biotope B23 und B27 weisen Trittschäden durch Überbeweidung auf, so da13 hier die Beeinträchtigungen mit „B" (mittel) bewertet werden. Foto 18: Sumpfdotterblumenwiesen werden im Ösling üblicherweise beweidet (Biotop B26 an der nördlichen Grenze des Untersuchungsgebietes). 55 I cn N oz in Nc) N rm pq B27 Auden: Achillea ptarmica Agrostis canina Ajuga reptans Angelica sylvestris Caltha palustris Cardamine pratensis Carex acuta Carex niga Carex ovalis Carex paniculata Carex rostrata Cirsium palustre Comarum palustre Epilobium palustre Galium palustre Galium uliginosum Holcus lanatus Iuncus acutiflorus I uncus effusus Lotus pendunculatus Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Mentha arvensis Myosotis scorpioides agg. Persicaria bistorta Poa trivialis Ranunculus flammula Ranunculus repens Rhinanthus minor Valeriana dioica Valeriana officinalis agg. Veronica scutellata Viola palustris Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeintrâchtigungen Gesamtbewertung B24 Calthion (BK10) ,111 . H 1 1. 111! q id111 AAAAA AAAAA B AAAB AAAAA Tab. 15: Bewertung der Calthion im U.G. 56 A.2.3.6 NaBbrachen und Quellsümpfe (BK11) Allgemeine Beschreibung Unter diesem Sammelbegriff werden alle Feuchtbiotope zusammengefagt, die laut „Instructions d'applicatioe zum Art. 17 unter gesetzlichen Schutz fallen. Diese lassen sich aber pflanzensoziologisch nicht eingrenzen (z. B. Nassbrachen) oder kommen häufig nur in sehr kleinen Bestânden und daher nur im Komplex vor (Kleinseggenriede). Als verschiedene Subtypen oder Ausprägungen lassen sich NaBbrachen, Quellsümpfe, Kleinseggenriede und Niedermoore unterscheiden. Kernkriterium für das Vorkommen des Subtypes NaBbrache ist die fehlende oder nur in größerem zeitlichen Abstand durchgeführte Nutzung. Hierzu können im Spezialfall Flâchen gehören, die als feuchte Senken innerhalb größerer Weideflâchen liegen und von Weidetieren nur selten aufgesucht werden. Wichtig ist in diesem Fall das Vorkommen typischer Brachezeiger wie z. B. Zottiges Weidenröschen (Epilobium hirsutum). Darüber hinaus müssen die Flâchen aber auch eine deutliche Vernâssung und einen gewissen Artenreichtum aufweisen; reine MüdesüBbestânde , die auch häufig auf wechselfeuchte Standorte übergreifen, fallen nicht darunter. Es müssen eindeutige Vernâssungszeiger vorhanden sein. Die Quellsümpfe dagegen sind durch einen oder mehrere Quellaustritte gekennzeichnet. Charaktistisch ist ein ganzjährig hoher Grundwasserstand, dabei können die Sümpfe mehr oder weniger artenreich sein. Auch extrem artenarme Bestânde wie z. B. Glyceria-Reinbestânde, fallen darunter. Die Kleinseggenriede sind spezielle Pflanzengesellschaften nasser Standorte, die durch kleinwüchsige Seggen dominiert werden. Sie kennzeichnen nâhrstoffarme, häufig auch quellige und vermoorte Flâchen. Sie nehmen in Luxemburg nur geringe Flâchen ein. Die Niedermoore sind in der Regel durch Vermoorung von Flâchen mit hohem Grundwasserstand oder aber durch Verlandung von Stillgewâssern entstanden. Sie sind durch eine mehr oder weniger dicke Torfschicht aus abgestorbenen Torfmoosen oder Sauergräsern gekennzeichnet. Ein Indiz dafür, daB es sich bei der Flâche um ein Niedermoor handelt, ist das Vorkommen von Sphagnum-Arten; bei degradierten Flâchen ohne rezente Torfbildung kann auch das Vorkommen anderer Zeigerpflanzen wie z. B. Sumpfblutauge (Comarum palustre) oder Schmalblâttriges Wollgras (Eriophorum angustifolium) auf einen Niedermoorstandort deuten. Die potentiellen Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: Angelico-Cirsietum oleracei Calystegio-Epilobietum hirsuti Calystegio-Eupatorietum cannabini Carici canescentis-Agrostietum caninae (Pott 1995) Caricetum nigrae Parnassio-Caricetum nigrae Valeriano-Filipenduletum Crepis paludosa-Juncus acutiflorus-Gesellschaft Juncus effusus-Gesellschaft Lysimachia vulgaris-Lythrum salicaria-Gesellschaft Polygonum bistorta-Gesellschaft Scirpus sylvaticus-Gesellschaft 57 Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet finden sich die Subtypen Naßbrache und Quellsumpf. Die ökologisch wertvollsten NaBbrachen sind die Biotope B28 und B29. Sie haben eine hervorragende, mit „A" bewertete Struktur, ein großes lebensraumtypisches Arteninventar mit geferdeten Arten und geringe, mit „A" bewertete Beeinträchtigungen. Der Biotop B28 enthält die gefàhrdeten Arten Sumpfblutauge (Comarum palustre), SumpfWeidenröschen (Epilobium palustre) und Fieberklee (Menyanthes trifoliata) sowie die potentiell gefludete Sumpfdotterblume (Caltha palustris). Foto 19: Fieberkleebestand (Menyanthes treliata) im der Nebrache B28. Der Biotop B29 enthält die stark geehrdeten Arten Schild-Ehrenpreis (Veronicascutellata) und Sumpfveilchen (Violapalustris), die gefàhrdeten Arten Sumpfblutauge (Comarumpalustre) und Sumpf-Weidenröschen (Epilobiumpalustre) sowie die potentiell geferdete Sumpfdotterblume (Calthapaustris). Die subjektive Gesamtbewertung fiir die Biotope B28 und B29 ist „A". 58 Foto 20: Typische „Öslinger" Nassbrache(B28) mit Aspekt des Baldrian (Angelica sylvestris). Die Biotope B31, B32 und B33 erhalten eine subjektive Gesamtbewertung „B". Sie sind im Vergleich zu den Biotopen B28 und B29 weniger gut strukturiert, enthalten weniger gefährdete Arten oder weisen durch Verbrachung und Verbuschung größere Beeinträchtigungen auf. Aus dem Arteninventar hervorzuheben sind das stark geferdete Sumpfveilchen (Viola palustris) in der Flächen B31, die genhrdeten Arten Sumpfblutauge (Comarum palustre) und Sumpf-Weidenröschen (Epilobium palustre) in den Flächen B31 und B32 sowie die potentiell gefffirdete Sumpfdotterblume (Caltha palustris) in allen drei Biotopen. Die Naßbrache B30 ist schon länger aus der Nutzung gefallen. Sie weist einen hohen Verbuschungsgrad auf (Bewertung Struktur „C"). Das lebensraumtypisches Arteninventar ist vergleichsweise geringer und enthält an gefährdeten Arten nur die potentiell gefardete Sumpfdotterblume (Caltha palustris). Stark fortgeschrittene Verbrachung stellen eine starke Beeinträchtigung des Lebensraumes dar, was in dieser Kategorie zur Bewertung „B" führt. Die subjektive Gesamtbewertung ist „C". Tab.16: Arten und Bewetung der Nassbrachen im U.G. iUten: Achillea ptarmica Agrostis canina Angelica sylvestris Caltha palustris Cardamine pratensis Carex acuta Carex ovalis Carex paniculata Carex rostrata Cirsium palustre Comarum palustre B28 NaBbrachen (BK 11) c-.1 rn en cn cn 59 Nabrachen (BK 11) &ten: Epilobium ciliatum Epilobium palustre Epilobium tetragonum agg. Equisetum fluviatile Galium palustre Galium uliginosum Glyceria spec. Juncus acutiflorus Juncus effusus Lotus pendunculatus Lychnis flos-cuculi Lycopus europaeus Mentha arvensis Menyanthes trifoliata Molinia caerulea Myosotis scorpioides agg. Persicaria bistorta Ranunculus flammula Stachys palustris Stellaria alsine Valeriana officinalis agg. Veronica scutellata Viola palustris Bewertung Struktur Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewe rtung 00 c›
- c)(-,1 cq ri-) rn rn en =rzzazaza:az Ir A !IIC B B B A B A A CBBB Die Quellsümpfe sind alle von intensiv genutztem Grünland umgeben. Sie weisen dementsprechend ungünstig fàfit die ökologische Bewertung aus. Die Struktur ist aufgrund von Entwässerung oder starken Vertritt durch Rinder überwiegend durchschnittlich bis beschränkt („C"). Das lebensraumtypische Arteninventar ist vergleichsweise gering. Mit Ausnahme des potentiell geffihrdeten Sumpfstraußgras (Agrostis canina) fehlen gefährdete Arten. Es sind starke Beeinträchtigungen durch Ablagerungen, Auftreten von Störzeigem, Überbeweidung, Trittschäden und Nührstoffeintrag festzustellen. Die Beeinträchtiugnen werden daher ftir die Quellsiimpfe B35 und B37 mit „B", für die Quellsümpfe B34 und B36 mit „C" bewertet. Die subjektive Gesamtbewertung für alle Quellbiotope ist „C". 60 Foto 21: Quellsümpfe in intensiv genutztem Grünland sind meistens ruderalisiert. Im Biotop B 36 dominieren Ampfer, Brennessel und Honiggras. Tab 17: Arten und Bewertung der Quellsümpfe im U.G. Quellsümpfe (BK 11) Arten: Agrostis canina Cardamine pratensis Carex ovalis Carex rostrata Cirsium palustre Epilobium ciliatum Epilobium tetragonum agg. Galium palustre Galium uliginosum Glyceria spec. Juncus effusus Lotus pendunculatus Lychnis flos-cuculi Myosotis scorpioides agg. Persicaria bistorta Ranunculus flammula Stellaria alsine Bewertung Struktur Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung 7h.
- kr)vD r•-•
- cr)
- cr)cm eiz Pci Qz CBCC CBCB CCCC 61 A.2.3.7 Fließgewâsser Allgemeine Beschreibung Alle permanent Wasser führenden Fliagewüsser sind laut luxemburgischen Naturschutzgesetzt, unabhängig von ihrer Breite sowie beidseitig der Ufer auf einer Breite von 30 m geschützt (EFORERSA 2009). Innerhalb der 30 m breiten Abstandszone sind Beeintrâchtigungen, wie insbesondere eine Bebauung — ohne eine vom Umweltminister erteilte Genehmigung — nicht erlaubt. Eine Differenzierung der Fließgewâsser in naturnahe und naturferne Abschnitte ist, da die Fließgewâsser unabhângig vom Ausbaugrad geschützt sind, nicht vorgesehen. Die innerhalb der 30 m — Abstandszonen vorhandenen geschützten Biotope sind gesondert zu erfassen und darzusellen. Das bedeutet, daß es zu Überlagerungen von schutzwürdigen Biotopen und 30 m — Abstandszone kommen kann. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Hauptfliagewâsser und namensgebender Bach für das Untersuchungsgebiet ist der Sporbaach (B38). Der Ursprung befindet sich im nordwestlichen Bereich des Untersuchungsgebietes in einem Forst, unweit der belgischen Grenze. Der Sporbaach passiert in seinem gesamten Verlauf von der Quelle bis zur Mündung in den Tretterbaach keine Siedlungsbereiche oder Einzelhöfe, so daß keine Abwassereinleitungen existieren. Von einer diffusen Eutrophierung durch die angrenzende intensive Landwirtschaft ist jedoch auszugehen. Es existiert ein periodisch wasserführender, namenloser Nebenbach (B39) im westlichen Bereich des Untersuchungsgebietes. Die Quelle dieses Baches (Biotop B17) ist drainiert und gefet und wird als Viehtrânke genutzt. Ab dem Stillgewüsser B21 verläuft der Bach in einem offenen Gerinne. Er mündet im Bereich des Calthion B24 in den Sporbaach. Bemerkenswert für den Sporbaach ist das Vorkommen zweier seltener Pflanzenarten: das vom Aussterben bedrohte Quellgras (Catabrosa aquatica) und das geführdete Quellkraut (Montia fontana). 62 Foto 22: Bereich des Sporbaach (B38) mit Quellkraut (Montia fontana) A.2.3.8 Gebüsche Allgemeine Beschreibung Gebüsche sind höherwüchsige, aus Sträuchern oder Sträucher und Bäumen (Strauchartenanteil: >50%) aufgebaute Gehölzbestände (EFOR-ERSA 2009). Im Gegensatz zu den Gebüschen bleiben fast ausschließlich aus Brombeeren oder Rosensträuchern bestehende Gestrüppe ausgeklammert. Bei Gebüschen feuchter bzw. nasser Standorte handelt es sich zumeist um die charakteristisch halbkugelförmig ausgebildeten, aus breitblättrigen Strauchweiden zusammengesetzte Gebüsche der Talauen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet befinden sich die Gebüsche nasser bzw. feuchter Standorte am Oberlauf des Sporbaach B38 und am Unterlauf des Seitenbaches B39. Dominierendes Gehölz ist hier die Ohrweide (Salix aurita). 63 Foto 23: Gebüsche nasser bzw. feuchter Standorte (Biotop B40) säumen den Sporbaach am Oberlauf und bedrängen hier die Nebrache B31. Die Gebüsche nasser bzw. feuchter Standorte im Untersuchungsgebiet stellen ein Übergangsstadium zu Waldgesellschaften nasser bzw. feuchter Standorte dar. Sie werden sich zumindest teilweise zu Torfinoos-Birkenbruchwäldern entwickeln. Derzeit vernetzen sie vier der fünf Teilbereiche des Torfmoos-Birkenbruchwaldes im Untersuchungsgebiet. Bei ungestörter Entwicklung der Gebüsche B40 besteht die Möglichkeit, da13 sich die Teilbereiche des Torfinoos-Birkenbruchwaldes zu einem größeren Gesamtbiotop entwickeln. A.2.4 Mageres Grünland mit Indikatorarten Biodiversitätsreglement Allgemeine Beschreibung Hier handelt es sich um Grünland, welches innerhalb der Fläche Pflanzenarten des Anhangs 2 des Biodiversitätsreglements enthält (RECUEIL DE LEGISLATION 2002). Zu diesen Arten gehören alle Rote-Liste-Arten sowie definierte Magerkeitszeiger im Grünland, die als nicht gefàhrdet eingestuft sind, aber eine Zeigerfunktion hinsichtlich Nährstoffarmut einer Wiese oder Weide haben. Hierzu gehören beispielsweise Leucanthemum vulgare, Centaurea jacea coll., Lychnis jloscuculi,Saxifraga granulata oder fast alle Carex-Arten. Mageres Grünland im Untersuchungsgebiet und Bewertung Von diesem Grünlandtyp gibt es im Untersuchungsgebiet eine Fläche (W1). Diese befmdet sich im westlichen Bereich und grenzt an Belgien an. Die einzige wertgebende Art ist die Margerite (Leucanthemum vulgare) (siehe Foto 24). 64 Foto 24: Die einzige wertgebende Art der Fläche Wl im Sinne des Biodiversitätsreglements ist die Margerite (Leueanthemum vulgare) Die Fläche enthält nur in kleinen Teilflächen eine typische Ausbildung einer mageren Flachlandmähwiese. Sie wird daher mit der Kategorie „3" (Entwicklungsfläche) bewertet. Tab.18 :Arten der mageren Grünlandflächen und Bewertung Mageres Grünland W1 (Biodiversitätsreglement) Arten: Cerastium fontanum Festuca pratensis Festuca rubra Galium mollugo agg. Holcus lanatus Lathyrus pratensis Leucanthemum vulgare Lotus corniculatus Poa trivialis Ranunculus repens Rumex acetosa Stellaria graminea Veronica chamaedrys Vicia cracca Bewertung: 3 65 Tab. 19: Liste der Biotope und bezug der Biotopnummerierung zur Biotopkartierung Wincrange (Dahlem 2008) und zur Moorwaldstudie (Felten 2006) Nr. Nr. DC Biotopkartierung Wincrange (B...) bzw. Studie Felten (Bestand ...) Sporbaac h bzw. sonstige Biotope (Name) BK_743308300 B1 Bestand 1 B2 Bestand 2 B3 Bestand 3 B4 Bestand 4 B5 Bestand 5 B6 B7 BK_743308006 B8 BK_743308325 BK_743308099 B9 B10 BK_743308302 BK_743308303 B11 B12 BK_743308314 BK_743308304 B13 BK_743308308 B14 BK_743308311 B15 B16 BK_743308316 BK_743308317 B17 BK_743308329 B18 BK_743308323 B19 B20 BK_743308324 BK_743308318 B21 B22 BK_743308328 BK_743308007 B23 BK_743308098 B24 BK_743308306 B25 BK_743308315 B26 BK_743308319 B27 BK_743308301 B28 BK_743308307 B29 B30 BK_743308312 BK 743308313 B31 BK 743308326 B32 BK_743308327 B33 BK_743308305 B34 BK 743308309 B35 BK_743308311 B36 BK_743308330 B37 Sporbaach B38 Seitenbach zum Sporbaach B39 Gebüsche nasser/feuchter Standorte B40 GK 743308007 W1 66 Biotoptyp Art. 17 Naturschutzgesetz Borstgrasrasen
(6230)Torfmoos-Birkenrnoorwald (91D0) Tor moos-Birkenmoorwald (91D0) Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) Magere Flachlandmâhwiese
(6510)Silikatfelsen
(8220)Graseggenried (BK04) Graseggenried (BK04) Graseggenried (BK04) Graseggenried (BK04) Quelle (BK05) Quelle (BK05) Quelle (BK05) Quelle (BK05) Quelle (BK05) Quelle (BK05) Silikatmagerrasen (BK07) Silikatmagerrasen (BK07) Stillgewâsser (BK08) Stillgewâsser (BK08) Calthion-Wiese (BK10) Calthion-Wiese (BK10) Calthion-Wiese (BK10) Calthion-Wiese (BK10) Calthion-Wiese (BK10) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Quellsumpf (BK11) Quellsumpf (BK11) Quellsumpf (BK11) Quellsumpf (BK11) Fließgewâsser Fließgewâsser Gebüsche Grünland Vertragsnaturschutz A.3. Hanzenaulan das ,LIRIersucc. lungsgebietes A.3.1 Gesamtliste der lebensraumtypische Pflanzenarten Tab.20:Artenliste des Untersuchungsgebietes X X X X X ROMIC1 11 CRIC 1fil c'N iCC X X t- B28 (BK11) Ct B24 (BK10) B25 (BK10) - c B10 (BK4) (BK4) B12 (BK4) B19 (BK7) B20 (BK7) B23 (BK10) - .._ e0 B38 (Fliag.) B40 (Gebüsch) W1 (Grünland) Achillea millefolium Achillea ptarmica Agrostis canina Agrostis capillaris Ajuga reptans Alnus glutinosa Angelica sylvestris Anthoxanthum odoratum Arnica montana Betula pendula Betula pubescens Calluna vulgaris Caltha palustris Campanula rotundifolia Cardamine pratensis Carex acuta Carex nigra Carex ovalis Carex paniculata Carex pilulifera Carex rostrata Carex spec. Catabrosa aquatica Centaurea jacea coll. Cerastium fontanum Cirsium palustre Comarum palustre Cytisus scoparius Deschampsia flexuosa Dryopteris dilatata Epilobium ciliatum Epilobium palustre Epilobium tetragonum agg. Equisetum fluviathe Equisetum palustre Festuca pratensis Festuca rubra Frangula alnus Galium mollugo agg. Galium palustre Galium saxatile Galium uliginosum Glyceria spec. Hieracium pilosella Holcus lanatus Hypericurn humisfusum Hypochoeris radicata Juncus acutiflorus Juncus effusus Juncus spec. Lathyrus pratensis R7 (511.11 Arten: B1
(6230)B2 (91D0) B3 (9 1D0) nzt (n1nm B5 (91D0) B6 (91D0) Biotope & Biotoptypen ' \ o — <-,4 rn -d- in vz s 4 M rel M c'1 m m m m Cn Z1 eaC1 CCI PQ etZ rz:1 X X X X X X X X X X X X X X X X XXXXXXXXXX X ? X X X XXXXX r X . XXXX XX XX XXXXXX X X X X X X X _ X XXXXX X X X X X X X X X X X X XXXX X X X X X X X X X ._ X X X X X XXXX X X X X X XXXXXX XXXXXXXX XX XX XX XX X X X X X X XXX XX X XX XX X X X X X X X X X X X XXX X X X X X X X XXXX XXXXXXXXXXX X X X XX XXX XX X X X X X X X X X X X X X XXXX X X X XXXXXXXXXXX XXXXXX XXXX X X X X X X 67 1 Leucanthemum vulgare Lotus corniculatus Lotus pendunculatus Luzula campestris Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Lycopus europacus Malva moschata Mentha arvensis Menyanthes trifoliata Molinia caerulea Montia fontana Myosotis scorpioides agg. Nardus stricta Persicaria bistorta Pimpinella saxifraga Plantago lanceolata Poa trivialis Populus tremula Potentilla erecta Pteridium aquilinum Ranunculus acris Ranunculus flammula Ranunculus repens Rhinanthus minor Rumex acetosa Rumex acetosella Salix aurita Salix cinera Salix spec. Sphagnum spec. Stachys palustris Stellaria alsine Stellaria graminea Succisa pratensis Valeriana dioica Valeriana officinalis agg. Veronica chamaedrys Veronica scutellata Vicia cracca Viola palustris Bewertung Struktur Bewertung Artcninventar BewertungBeeinträchtigungen Gesamtbewertung CA CD ,.., X X X X ,n ,£) t-__. oo ea _en 0:1_ CQ _ v'l rn ez Rel cAl 1:116 (1TC1Il ,_, R12(R1C111 S•.-/ ,.../ ,..J s•J ,•../ ,...../ ,.../ `....,/ c, — rt r•-) •,t- kel v::) N cq c0 cq cq cq CO vizq CC1 pq CO Cq qq CZ CZ IB29iBK11 Arten: IB24iBK101" Biotope & Biotoptypen X X XXXXXXXXXXXXX X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X XXXXX X X X XXXXXXXX XXXX X X X1 X XXXX X X X X X X X X XXXXX X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X X XXXX X X X X X X X X X X X X X BACAACBABABABAAAAAAACBBACBCC BBBB CBA / / / / CBAAAAAA / / / / / / / / / BBBBCCAAABABBBAAABAABA ,BACBCB BBBBCCABBBBBBAAAAAAACBBBCCCC 68 / / / / A / A / A / A3 A.3.2 Gefährdete Pflanzenarten im Untersuchungsgebiet A.3.2.1 Einteilung in Gefahrdungskategorien Der Gefährdungsgrad der Pflanzenarten Luxemburgs in der „Roten Liste" wird in folgende Kategorien eingeteilt (COLLING 2005): Gefàhrdungsgrad RE Regionally Extinct CR Critical EN VU NT Endangered Vulnerable Near Threatened Ausgerottet Vom Aussterben bedroht Stark gefahrdet Gefährdet Potentiell gefàhrdet Im Rahmen des Biodiversitätsreglements nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes ergibt sich folgende Klassifizierung des Gefahrdungsgrades (GROBHERZOGTUM LUXEMBURG 2002): *** ** * Art nach Anhang II der EU-VO 92/43 Art nach Anhang IV der EU-VO 92/43 Art nach Anhang II des nationalen Biodiversitätsreglementes Daraus ergibt sich folgende Einteilung der gefahrdeten Pflanzen im Untersuchungsgebiet: Tab.21: Pflanzenarten der Rote-Liste im U.G Art Deutscher Name Agrostis canina Arnika montana Betula pubescens Caltha palustris Carex acuta Carex nigra Carex ovalis Catabrosa aquatica Centaurea jacea Comarum palustre Epilobium palustre Hieracium pilosella Leucanthemum vulgare Luzula campestris Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Menyanthes trifoliata Molinia caerulea Montia fontana Nardus stricta Sumpfstraußgras Arnika Moorbirke Sumpfdotterblume Schlanksegge Wiesensegge Hasenpfotensegge Quellgras Flockenblume Sumpfblutauge Sumpfweidenröschen Kleines Habichtskraut Margerite Feldhainsimse Vielblütige Hainsimse Kuckuckslichtnelke Fieberklee Pfeifengras Quellkraut Borstgras 69 Status Rote Liste Luxemburg NT CR NT NT / / / CR / VU VU / / / / / VU / VU EN Status Biodiversitätsreglement * *** * * * * * *** * * * * * * * * * * / ** Art Deutscher Name Pimpinella saxifrage Potentilla erecta Rhinanthus minor Succisa pratensis Valeriana dioica Veronica scutellata Viola palustris Kleine Bibernelle Aufrechtes Fingerkraut Kleiner Klappertopf Teufelsabbil3 Kleiner Baldrian Schildehrenpreis Sumpfveilchen A.3.2.2 Status Rote Liste Luxemburg / NT NT VU EN EN EN Status Biodiversitätsreglement * * * * ** ** ** Vom Aussterben bedrohte Arten (CR) Im Untersuchungsgebiet gibt es zwei vom